• Jack Unterweger : écrivain et journaliste le jour tueur en série la nuit.
    Oct 14 2022

    Les années 80 ont profité de la naissance du courant de pensée visant a donner une seconde chance et de limiter le plus possible la détention des prisonniers :  "on fait le pari de la libération et de la réinsertion"

    Prisonnier modèle, Jack Unterweger se découvre alors des talents littéraires. Il écrit son premier roman, le Purgatoire, dont est tiré un film, fonde une revue, le Pont des mots, et rédige des histoires pour enfants racontées à la radio. Il est libéré en mai 1990 à la suite de pétitions signées par des écrivains, des intellectuels et passe pour un modèle de réinsertion. Invité de conférences et de débats à la télévision, Unterweger, oeillet rouge à la boutonnière sur des costumes de dandy.

    il a la passion des femmes et des grosses voitures. Il se lance dans le journalisme, fait des reportages pour la radio, dans son milieu d'origine et même sur les meurtres de prostituées pour lesquels il est inculpé… 

    il passe fréquemment  à la télé, réponds a des interviews, a des appuis dans la haute société . Il est l'exemple type du repenti devenu hautement respectable qu'il faut montrer.

    Le milieu intellectuel en perte de repère l’adule, une certaine hypocrisie de ce milieu.

    Cependant, quatre mois après sa sortie de prison, le corps d'une femme Tchèque, Blanka Bockova est retrouvé sur la place de Prague. La victime est retrouvée nue et les jambes écartées. Elle a été frappée et étranglée avec ses bas puis recouverte de feuilles.

    Le 31 décembre 1990, c'est le corps de Heide Hammerer, prostituée de son état qui est retrouvée dans le land de Voralberg, à Bregenz. Elle repose dans les bois sous un tas de feuilles, les jambes nues. Elle a été frappée, entravée par des menottes ou une corde. Des traces de spermes ont été retrouvées sur son corps ainsi que des fibres de couleurs rouges qui appartiendraient au tueur.

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    17 Min.
  • René VIGNAL : La star du football français devenue voleur en série.
    Sep 30 2022
    VIGNAL La déchéance d’une idole Sur les terrains, il volait. Après sa retraite de footbaleur, il devient voleur. La notoriété du gardien de but de l’équipe de France avait en effet largement débordé du cadre des pelouses, à une époque où les sportifs n’étaient pas adulés comme ils le sont aujourd’hui. Il fut notamment l’idole de Jean-Paul Belmondo qui aurait pu l’incarner dans un Lautner en noir et blanc. Bascule dans la vie de débauche, Pour l’époque, Vignal a bien gagné sa vie en jouant au ballon. Il s’est même offert un bar, « L’Éclair », rue Gambetta à Toulouse. Mais il doit travailler après sa carrière. Il devient représentant en champagne dans la ville rose. Le monde de la nuit lui tend les bras et avec lui le grand banditisme. En 1970, il est arrêté après plusieurs braquages, dont certains à main armée, entre Colomiers et Toulouse. « Il braque pour retrouver l’adrénaline du gardien qui arrête un penalty », écrit Baud. Il est jugé en 1971 et écope de quinze ans de prison ferme. Son procès fait salle comble pendant trois jours. Just Fontaine, alors président du syndicat des joueurs professionnels vient témoigner en sa faveur. Leur amitié ne se démentira jamais. René Vignal purge sa peine, finalement ramenée à huit ans. Au ballon, à Muret, il crée un club de foot. Sa liberté recouvrée, il rebondit comme agent immobilier, activité exercée jusqu’à sa retraite, à Toulouse. Bien que privé de la vue, il aura suivi l’actualité du football jusqu’à la fin. À Béziers, en avril 2015, un stade à son nom a été inauguré. Sur la plaque, on peut lire : Terrain d’honneur René Vignal, « le gardien volant ». Victime d'un malaise à son domicile le 19 novembre 2016, il meurt le surlendemain à l'hôpital, à 90 ans.
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  • Issei Sagawa : Le cannibale Japonais qui a mangé sa camarade Hollandaise en France.
    Sep 30 2022

    Issei Sagawa rêvait de goûter de la chair humaine. Alors il a croqué sa camarade hollandaise.

    Le 11 juin 1981, Sagawa attire Renée Hartevelt, une jeune Néerlandaise de vingt-quatre ans, étudiant tout comme lui en littérature comparée à l'université Paris-III, dans son studio du 10 rue Erlanger, sous le prétexte qu'un de ses professeurs lui a demandé d'enregistrer des poèmes expressionnistes allemands.

    Le jour-même, alors qu'elle lit un poème de Johannes Robert Becher, il la tue d'une balle de carabine 22 long rifle dans la nuque, tirée à bout portant. Il réalise un enregistrement audio sur lequel on peut entendre la jeune fille réciter les vers en allemand sur la mort, puis le coup de feu étouffé par le silencieux de l'arme, suivi par le son de la chute de son corps sur le sol. Puis il la viole, et prélève de son corps plus de sept kilogrammes de chair pour commettre un acte de cannibalisme. Il prélève son nez, ses lèvres, sa langue, ses bras, ses épaules, ses cuisses, ses organes génitaux et son anus qu'il consomme crus ou cuits durant trois jours, en les conservant dans un réfrigérateur, prenant 39 photographies au fur et à mesure qu'il sépare avec un couteau la chair des os. Ne disposant pas d'un congélateur, pour se débarrasser de la dépouille, il la découpe et la cache dans deux valises puis le 13 juin 1981, fait appel à un taxi pour les transporter au bois de Boulogne où il trouve alors un caddie. Dans une descente, il perd le contrôle du chariot avec lequel il transporte son chargement. Les valises se renversent devant un couple d'amoureux qui l'apostrophe en raison de son comportement étrange et du liquide s'échappant des valises. Il s'éloigne le plus rapidement possible et laisse le couple découvrir un drap ensanglanté dans la valise en carton. La brigade criminelle appelée sur les lieux découvre « des morceaux de cadavre ».

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    21 Min.
  • Marie Besnard, "veuve noire" ou victime de rumeurs misogynes ?
    Sep 28 2022

    Elle est la plus célèbre des veuves noires de France.

    Surnommée « l'empoisonneuse de Loudun », « la Brinvilliers de Loudun » ou « la bonne dame de Loudun », elle demeure d’ailleurs une énigme pour beaucoup.

    Les faits

    Le 16 octobre 1947, Léon (alors âgé de 53 ans mais de santé fragile) et Marie Besnard, mariés depuis dix-huit ans, partagent un repas champêtre dans la ferme des Liboureaux, ancienne exploitation agricole des parents de Marie à Saint-Pierre-de-Maillé. Avant de reprendre la route, Léon est victime d'un malaise et vomit son repas. Son état s'aggrave les jours suivants. Le médecin de famille, le docteur Gallois, exclut une intoxication alimentaire, tous les convives étant en bonne forme, et diagnostique une crise de foie, mais la prise de sang de Léon révèle un taux d'urée de 1,41 g. Léon meurt le 25 octobre 1947, et son décès est attribué à une crise d'urémie. L'affaire Besnard débute, Marie étant veuve pour la seconde fois.

    Au cours de son agonie, de nombreux amis sont venus rendre visite à Léon, dont Louise Pintou, veuve employée des postes, amie et locataire des époux Besnard, dont la rumeur prétend qu'elle est la maîtresse de Léon. Quelques jours après l'enterrement, Mme Pintou confie à un proche, Auguste Massip, propriétaire du château de Montpensier (Vienne) et maniaque de la délation, que Léon Besnard, avant de mourir, lui a confié « que sa femme lui avait servi de la soupe dans une assiette où se trouvait déjà un liquide ».

    Massip consulte un dictionnaire médical et observe que les symptômes de la mort de Léon (vomissements, crise d'urémie, œdème pulmonaire) sont ceux d'un empoisonnement à l'arsenic.

    Aussi écrit-il une lettre au procureur de la République, le 4 novembre, pour lui faire part de ses doutes. L'affaire est cependant vite classée, les rapports des gendarmes signalant que « Mme Pintou est fréquemment en congés pour neurasthénie et que M. Massip est un illusionné qui a la manie d'écrire à n'importe quelle autorité, même au président de la République, pour y exprimer sa pensée.

    Le mystérieux incendie du château de Montpensier, le 17 octobre 1948, suivi de l'étrange « cambriolage » du domicile de Mme Pintou (où rien n'est volé mais ses affaires ont été dispersées, si bien qu'elle porte plainte) le 5 février 1949, persuadent les deux accusateurs que Marie Besnard est une « sorcière » à l'origine de ces deux autres faits et s'empressent de la dénoncer. Les détails de ces témoignages, ainsi que de nombreuses rumeurs (notamment le fait que Marie est devenue opportunément riche en héritant des immeubles et des terres agricoles de son mari), sont portés à la connaissance de la gendarmerie puis d'un juge d'instruction de Poitiers qui lance une commission rogatoire le 9 mai 1949. Marie Besnard est entendue, mais les charges ne sont pas suffisantes pour l'inculper.

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    18 Min.
  • Le syndrome de Stockholm : la véritable histoire d'un syndrome devenu célèbre à la suite d’un braquage.
    Sep 24 2022

    C’est une expression utilisée dans le monde entier, mais peu de gens connaissent sa véritable origine.

    Le syndrome de Stockholm est un phénomène psychologique observé chez des otages ayant vécu durant une période prolongée avec leurs geôliers et qui ont développé une sorte d'empathie, de contagion émotionnelle vis-à-vis de ceux-ci, selon des mécanismes complexes d'identification et de survie.

    Le terme « syndrome de Stockholm » doit son nom à l'analyse d'une prise d'otage ayant eu lieu à Stockholm en 1973 par le psychiatre Nils Bejerot.

    Un évadé de prison, Jan Erik Olsson, tente de commettre un braquage dans l'agence de Kreditbanken du quartier de Norrmalmstorg à Stockholm, à une heure où la succursale vient d'ouvrir et n'a pas encore de clients.

    Lorsqu'il tire une rafale de pistolet-mitrailleur en l'air, des dizaines d'employés s'enfuient ou se jettent au sol.

    L'intervention des forces de l'ordre l'incite à se retrancher dans la banque où il relâche le personnel, ne prenant en otage que quatre personnes.

    Il demande aux négociateurs 3 millions de couronnes, des armes, un gilet pare-balles et un avion pour s'enfuir, et obtient la libération de son compagnon de cellule, Clark Olofsson, qui peut le rejoindre. Les deux hommes et leurs otages se retranchent dans la chambre forte de la banque.

    Curieusement, pendant les six jours de négociation, les employés font confiance à leurs ravisseurs et se méfient des forces de l'ordre.

    Le 25 août, un policier prend l'initiative de fermer la porte de la salle des coffres. Les six personnes sont prises au piège. Malgré le cloisonnement, otages et ravisseurs finissent par développer un sentiment mutuel d'estime et de sympathie.

    La police perce des trous dans le plafond de la chambre forte et fait usage de gaz anesthésiants, ce qui permet leur libération le 28 août.

    Les forces de l'ordre assistent à des scènes surréalistes au moment de cette libération.

    Les employés refusent d'être secourus mais Kristin, l'une des otages, sténographe dans la banque, exige tout de même que les deux criminels passent devant, de peur que les otages soient abattus par la police.

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  • Thierry PAULIN: La violence d’un barbare qui rêvait de paillette.
    Sep 20 2022

    Dans les années 80, un tueur en série particulièrement productif a sévi dans les rues de Paris.

    Retour sur Thierry Paulin, « le monstre de Montmartre », l’homme ayant assassiné 18 vieilles dames.

    Entre 1984 et 1987, les femmes parisiennes du troisième âge vivaient dans une crainte constante. La cause, un tueur en série plus que prolifique. Au classement des assassins ayant le plus de victimes, Thierry Paulin pointe à la troisième place, derrière le docteur Petiot (27 victimes) et Yvan Keller (23 victimes). Si « le monstre de Montmartre » avoue avoir réalisé 21 assassinats, il a été reconnu coupable de 18 d’entre eux. Énigmatique et barbare, Thierry Paulin reste aujourd’hui un mystère et est un peu tombé dans l’oubli.

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    18 Min.
  • Eugène Weidmann le tueur aux yeux de velours et aux mains diaboliques.
    Sep 14 2022

    Eugène Weidmann le tueur aux yeux de velours et aux mains diabolique.

    Eugène Weidmann a un charme fou, des yeux de velours et une étrange maladie : pour de maigres sommes, il tue et dépouille ceux qui ont le malheur de croiser son chemin. Meurtrier sans émotions, Alors que l'Europe s'apprête à s'embraser, le destin de cet assassin singulier va cristalliser les tensions et donner lieu à d'innombrables fantasmes...

    Issu d’un milieu petit-bourgeois, né le 5 février 1908 à Francfort-sur-le-Main, alors en province de Hesse-Nassau, dans l'Empire allemand, il a été élevé par ses grands-parents maternels à Cologne en Rhénanie après que son père eut été appelé dans l'armée impériale durant la Première Guerre mondiale. Adolescent, il fait un séjour en maison de correction, à Burg Dehrn (Hesse) après avoir volé une montre dans les vestiaires de la piscine. Jeune adulte, il quitte l'Allemagne pour le Canada, où il commet d'autres méfaits, ce qui lui vaut de passer quelque temps en prison avant d'être renvoyé dans son pays natal, en 1931. Prétextant créer une société de taxi, il se fait offrir par ses parents une voiture ….il avait en réalité  l'intention de faire fortune dans le kidnapping. Il prévoit d'enlever un riche héritier mais la tentative échoue par manque d'organisation : il est très vite arrêté et jugé. Il écope d'une peine de prison ferme de 5 ans et 8 mois, et termine sa peine dans le camp de travail de Börgermoor. Dans la prison de Preungesheim à Francfort, il rencontre deux Français, incarcérés pour trafic de devises : Roger Million et Jean Blanc. Ceux-ci sympathisent avec Weidmann qui est le seul à parler leur langue maternelle. Weidmann est libéré le premier après un passage de trois jours dans les services de la Gestapo de Wiesbaden. Après six mois passés chez ses parents à Francfort, il part rejoindre ses futurs complices à Paris où il arrive le 15 mai 1937. Ayant un casier judiciaire, Weidmann n'avait pourtant, théoriquement, pas le droit de quitter l'Allemagne. Néanmoins, il franchit sans encombre la frontière… à l’aide de ses yeux de velours peut être.

    Mars 1939, tribunal de Versailles. Le procès du « tueur au regard de velours » s’ouvre dans le plus grand fracas médiatique, et se soldera par la dernière application publique de la peine capitale, troublée par une brûlante agitation autour de la dépouille du criminel. Colette, à l’instar de ces femmes qui trempèrent, selon la légende, leur mouchoir dans le sang encore frais dégouttant aux pieds de l’échafaud, témoigne dans les colonnes de Paris-Soir de sa profonde fascination pour le trouble personnage. Elle dresse le portrait d’un être insaisissable que son élégance, son flegme et sa beauté semblaient situer à des lieues de cet univers de violence crapuleuse qu’il avait pourtant fait surgir autour de lui. Tout au long de l’affaire, les profonds yeux bruns du criminel, sa crinière noire, sa bouche, accessoires disparates d’un charme presque unanimement reconnu, exercent ainsi sur les commentateurs le troublant attrait du pur paradoxe, de l’inacceptable hérésie créationnelle, qui voulut que le mal s’incarnât dans la plus insoupçonnable des enveloppes : le corps harmonieux du parfait honnête homme. Il ne restait à flétrir que ses mains, parties nobles par excellence que ses meurtres sordides avaient avilies, profanées, et que la presse s’empresserait de singulariser pour en faire les témoins muets de sa monstruosité.



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  • Jacques Rançon, « le tueur de la gare de Perpignan ».
    Sep 9 2022

    Jacques Rançon, Jacques l’éventreur… Combien de crimes ? À son procès à Perpignan en 2018, le président de la cour d’assises n’a cessé de l’interroger sur un éventuel « chiffre noir », c’est-à-dire la possibilité d’autres meurtres pas encore identifiés. Le logiciel SALVAC, utilisé par la police pour opérer des rapprochements entre les homicides, a mis en lumière une affaire datant de 1982 : une jeune touriste d’Europe de l’Est retrouvée morte dans le Jura. Si elle n'avait pas subi de prélèvements de ses organes, elle était dénudée et en position ventrale comme Mokhtaria Chaïb, à Perpignan. Rançon a nié son implication.

    Par ailleurs, les limiers catalans ont exhumé une agression sexuelle commise dans la Somme, à Bussy-lès-Daours, en 1999. La victime avait alors fourni une description de son agresseur très ressemblante à Jacques Rançon. Mais le tueur de la gare s'est dit innocent. Et la victime est depuis décédée.

    « Je suis persuadée qu’il a commis d’autres meurtres, avance l’avocate Corinne Herrmann. Ses pulsions ne cessent de revenir depuis son adolescence. Plusieurs affaires en Picardie suscitent encore notre intérêt, notamment du côté de Saint-Quentin. Il a pu aussi s’en prendre à des prostituées, dont les disparitions sortent malheureusement plus facilement des radars ».

    UN CRIME NON ÉLUCIDÉ PRÈS DE SAINT-QUENTIN

    L’affaire Sophie Borca, disparue le 31 mai 1985, après sa sortie du lycée à Saint-Quentin figure parmi les obsessions de Corinne Herrmann. La jeune femme aurait alors fait du stop pour rejoindre son domicile à Guise. Son corps sera retrouvé dans le bois de Couture, à moitié dénudé, un bâton ensanglanté à proximité. Comme dans l’affaire Isabelle Mesnage.

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    15 Min.