• À la Une : les États-Unis vont-ils attaquer l’Iran?
    Feb 25 2026
    Les prochaines heures seront « décisives », s’exclame le Süddeutsche Zeitung à Munich : « Les États-Unis parviendront-ils à un accord avec l’Iran dans le différend concernant son programme nucléaire ? Ou bien Donald Trump ordonnera-t-il une attaque ? (…) Demain jeudi, précise le quotidien allemand, Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, et Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, se rencontreront pour la troisième fois à Genève. Les discussions porteront sur la possibilité d’éviter une guerre. La question est de savoir si la partie iranienne présentera une proposition suffisamment conciliante pour que le président Trump s’abstienne de toute frappe militaire, du moins provisoirement. Parmi les questions en suspens, il y a le programme nucléaire iranien, mais aussi les missiles balistiques du régime et son soutien à des milices comme le Hezbollah libanais. » Signes avant-coureurs En effet, tout pourrait se jouer demain jeudi, relève L’Orient-Le Jour à Beyrouth. « Dans l’éventualité où ses émissaires reviendraient bredouilles des dernières négociations avec les Iraniens, Donald Trump pourrait lancer une opération limitée pour tenter d’obtenir plus de concessions, sur le nucléaire ou au-delà. Pression ou préparation, les rumeurs se multiplient en tout cas sur la possibilité d’une frappe imminente, affirme le quotidien libanais. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni lundi un Conseil de sécurité, indiquant que son pays traversait des temps “complexes et très difficiles“, tandis que les médias locaux faisaient état des préparatifs du système de santé national pour faire face à une guerre prolongée. Washington évacuait le même jour le personnel non essentiel de son ambassade à Beyrouth. » L’armada américaine Ce qui est sûr, c’est que les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire dans la région. Le Washington Post a fait les comptes : « Plus de 150 avions, avions de combat, avavionsargos et avions ravitailleurs, ont été déployés vers des bases en Europe et au Moyen-Orient depuis la semaine dernière, depuis la fin du deuxième cycle de négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran, sans avancée significative. (…) Des dizaines d’autres appareils, note encore le Washington Post, sont stationnés sur le porte-avions Abraham Lincoln, positionné au large des côtes omanaises depuis début février, et sur le porte-avions Gerald Ford, qui croise actuellement au large de la Crète. Les deux navires sont accompagnés de destroyers lance-missiles qui transportent des dizaines de Tomahawks, les missiles que les forces américaines ont utilisé en juin dernier pour frapper des cibles nucléaires iraniennes. » Menaces et interrogations Alors, « l’ombre de la guerre pèse de nouveau sur le Moyen-Orient et, une nouvelle fois, les États-Unis en sont la cause », pointe Le Monde à Paris. « Donald Trump, qui avait fait irruption en politique il y a plus de dix ans, en partie en dénonçant l’aventurisme guerrier des administrations précédentes dans cette région, menace ouvertement l’Iran de frappes d’une ampleur bien supérieure à celle de la guerre de juin dernier, déclenchée par Israël et à laquelle Washington s’était joint. Le précédent vénézuélien a montré que la concentration actuelle de forces militaires américaines à la périphérie du Golfe, même sans moyens terrestres, doit être prise au sérieux. Elle vise un régime définitivement discrédité par son choix de noyer dans le sang, en janvier, la vague de colère qui a saisi les Iraniens face à l’effondrement de leur économie. » Toutefois, relève Le Monde, « les menaces américaines soulèvent de graves questions. Donald Trump évoque une guerre dont les objectifs restent pour l’instant indéfinis. S’agit-il de renforcer sa position en vue de nouvelles négociations, de détruire un programme nucléaire dont il assurait pourtant en juin qu’il avait été anéanti ? La cible est-elle le programme balistique développé par Téhéran, qui constitue une menace réelle pour l’ensemble des voisins de la République islamique ? Envisage-t-il un changement de régime (…) ? » Et il y a d’autres interrogations, souligne encore Le Monde : « Trump envisage une opération militaire d’une importance considérable, sans le moindre vote du Congrès, qui dispose seul du pouvoir de déclarer la guerre. De même, une telle attaque dépourvue d’un blanc-seing des Nations unies serait évidemment illégale du point de vue du droit international, aucune légitime défense ne pouvant être avancée par Washington pour la justifier. »
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  • À la Une: une guerre sans fin en Ukraine
    Feb 23 2026
    Aux dires de Poutine, elle devait durer quatre jours… Demain, la guerre en Ukraine entrera dans sa cinquième année… « 1460 jours, soupire Le Soir à Bruxelles. Quasiment autant que la Première Guerre mondiale, déjà davantage que celle entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Bientôt, au rythme actuel du massacre, deux millions de victimes, morts, estropiés à vie ou disparus, dans les deux camps. (…) Les chiffres sont effarants. La douleur, indicible. Tout cela pour des gains territoriaux quasi nuls, depuis que l’offensive russe arrivée aux portes de Kiev a été repoussée. Un Verdun des temps modernes. » Et, constate encore le quotidien belge, « la tragédie, pour l’Ukraine, pour l’Europe, mais aussi pour les Russes, c’est que nulle lumière n’apparaît au bout du tunnel. Sans capitulation de l’agressé, ni victoire décisive de l’agresseur. » L’impossible négociation « Il n’y aura pas d’accord. Il est impossible de pardonner à la Russie. Nous ne cesserons pas le combat. C’est impossible. » Ces propos d’un père ukrainien qui a perdu son fils sur le front en 2024, propos recueillis par la correspondante d’El Pais à Kiev, illustrent bien toute la détermination d’un peuple. « Seuls un peu plus de 17% des Ukrainiens pensent que la guerre prendra fin cette année, selon un sondage du Centre d’analyse Razumkov et du Forum de sécurité de Kiev. Et encore moins ce printemps, comme l’affirme le président américain Donald Trump. Ce n’est pas qu’ils ne souhaitent pas la fin du conflit, pointe le quotidien espagnol : ils sont épuisés et démoralisés, tant sur le front qu’à l’arrière. Mais ils hésitent à accepter une paix qu’ils jugent fragile et invraisemblable. Le même sondage révèle que trois Ukrainiens sur quatre sont convaincus que si leur gouvernement signe un accord, la Russie le violera et attaquera de nouveau dès qu’elle le jugera opportun. » En fait, rebondit La Repubblica à Rome, « aujourd’hui, Poutine n’a ni la force de gagner, ni la volonté d’arrêter. Le risque auquel nous sommes désormais confrontés est celui d’une guerre sans fin, d’une épreuve d’endurance sans issue, d’une succession de négociations qui ne sont utiles que parce qu’elles ont lieu. Face à ce risque, l’Europe doit se préparer à soutenir la résistance ukrainienne à l’invasion aussi longtemps que nécessaire. » Course de lenteur Justement, l’Europe, tout comme les États-Unis, est « tentée de jouer la montre… » C’est du moins ce qu’estime Le Monde à Paris. « Plutôt que de précipiter la signature d’un cessez-le-feu, qui les obligerait à déployer des troupes au sol, ils continuent de miser sur une guerre d’usure, qui laisse les Ukrainiens en première ligne face aux Russes. (…) Après une nouvelle année de ballet diplomatique et alors que les soutiens de Kiev doivent encore se réunir, demain mardi à Paris, une course de lenteur, nourrie d’ambiguïté stratégique, se joue en réalité entre les deux ennemis et leurs alliés, avec des scénarios de règlement du conflit très indécis. “Les deux camps sont en train de brûler, mais la question est de savoir lequel brûle le plus vite“, résume un diplomate cité par Le Monde. Pour Moscou, la guerre en Ukraine, malgré sa brutalité, s’apparente à un poison lent capable de miner les démocraties occidentales acculées à des dépenses de défense colossales. Côté européen, le pari d’une déstabilisation du pouvoir russe, sous le poids des sanctions économiques et des difficultés de recrutement de combattants, ce pari existe toujours. » Le paradoxe russe Enfin pour la chercheuse Anna Colin Lebedev, interrogée par Libération, la Russie de Poutine est dans une forme de fuite en avant… « La Russie n’est absolument pas engagée dans un processus de négociation, affirme-t-elle, elle n’a jamais bougé de ses positions ou fait le moindre pas vers des concessions. Les lignes rouges restent les mêmes. L’État russe ne semble pas désireux aujourd’hui de mettre fin à cette guerre autrement que si la victoire lui était offerte. » En fait, précise Anna Colin Lebedev, « la Russie est confrontée à une situation très paradoxale. D’un côté, le coût de la guerre est immense, (…) l’économie russe est en rade, le déficit budgétaire augmente, il devient difficile d’augmenter les capacités de production d’armes. Mais dans le même temps, la paix deviendrait aussi très coûteuse pour le pouvoir. Mettre fin à la guerre reviendrait à démobiliser les combattants qui sont sur le front. Or, pointe la chercheuse, l’État russe ne souhaite pas leur retour, il ne veut pas que les récits qu’ils rapporteront se diffusent largement dans la société russe. En outre, (…) la loyauté des milieux d’affaires est aujourd’hui en grande partie garantie par l’économie de guerre. À cause des...
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  • À la Une: le revers de la Cour Suprême infligé à Donald Trump
    Feb 21 2026

    Son image, photo ou vidéo, est en Une de la plupart des grands journaux internationaux : Donald Trump mécontent, gesticulant, derrière un pupitre, « confronté aux limites de son pouvoir », titre Le Monde. « Le président américain voit un pan majeur de son action rejeté par la plus haute instance des États-Unis, remarque le quotidien français, au moment même où il fait face à une contestation grandissante sur son traitement de l’affaire Epstein et sur sa politique migratoire ».

    Les juges de la Cour suprême se sont donc prononcés vendredi contre les droits de douane de Donald Trump. Le Washington Post analyse cette décision : « La Cour ne se prononce pas sur le bien-fondé des droits de douane. Elle reconnaît toutefois qu’il s’agit d’une taxe importante et que la perception des recettes fiscales relève du pouvoir du Congrès ». Sur la forme, le New York Times remarque que « le président Trump a affiché un mépris manifeste pour la Cour suprême, qualifiant les juges qui ont voté contre ses droits de douane, de "fous et de toutous" ». Il est vrai que le président américain n’a pas l’habitude qu’on lui résiste et qu’il vient de subir ce que Le Monde qualifie de « grande gifle ».

    Taxe de 10%

    Ceci étant, Donald Trump a aussitôt répliqué en annonçant un nouveau droit de douane de 10%. « Trump impose une taxe douanière mondiale de 10% » titre le journal espagnol El Païs, alors qu’à Tokyo, le Japan Times précise que « le président s’est engagé à utiliser différents outils pour contourner la décision de la Cour suprême, et préserver les taxes à l’importation qu’il considère comme essentielles à sa politique économique et étrangère. »

    Quels sont ces « outils » que Donald Trump a l’intention d’utiliser ? Le New York Times nous dit qu’il s’agit « d’une loi commerciale de 1974, connue sous le nom d'article 122, qu’aucun président n’a jamais invoquée. » Le Figaro précise que « cette loi permet, sur une période de 150 jours, d’imposer jusqu’à 15% de surtaxes douanières à tout pays avec lequel les États-Unis affichent un déficit "important et sérieux". » Pour Le Figaro, ce n’est toutefois pas la fin de l’histoire « comme le démontrent les alternatives invoquées par le président Trump, estime le journal, la décision de la Cour suprême ne met pas un terme à l’incertitude qui pénalise le commerce mondial ».

    Interrogations et perspectives

    L’incertitude étant plus que jamais à l’ordre du jour, tout le monde sort sa calculette pour tenter d’y voir plus clair. À Buenos Aires, La Nacion est plutôt optimiste et estime que « grâce à l’accord signé avec les États-Unis, l’Argentine sera exemptée du nouveau droit de douane mondial de 10% décrété hier par Donald ». Le Times, de son côté, juge que Donald Trump aura moins de latitude avec la loi de 1974 qu’il compte invoquer : le quotidien britannique, souligne que ni « le taux de 145 % qu’il appliquait jusqu’alors aux produits chinois », « ni celui de 25 % aux produits canadiens », « n’est applicable avec la loi de 1974 sur le commerce ».

    Le Guardian cherche à évaluer les conséquences de la taxe de 10% annoncée par Trump, expliquant que « le gouvernement britannique s’attend à ce que sa position commerciale privilégiée soit maintenue », l’Union européenne déclarant, de son côté, « qu’elle analyse la décision de Donald Trump, tout en poursuivant ses efforts pour réduire les droits de douane imposés par les États-Unis sur les exportations européennes ». À Hong Kong, le South China Morning Post juge, lui, que la décision de la Cour suprême « prive la Maison-Blanche d’un outil puissant de pression sur Pékin, ce qui risque d’affaiblir la position de négociation de Washington ». Autant dire que les commentaires vont bon train et ce n’est sans doute pas fini…

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  • À la Une: nouveau délai avant une éventuelle intervention américaine en Iran
    Feb 20 2026
    « Trump fixe à l’Iran un ultimatum début mars et déploie des troupes supplémentaires », annonce Die Welt. Le quotidien allemand assure aussi « qu’une attaque potentielle est également en préparation depuis l’Allemagne et l’Europe ». La pression monte d’encore d’un cran et pourtant « Trump refuse d’expliquer les raisons d’une éventuelle offensive ni pourquoi elle devrait se produire maintenant », remarque le New York Times. « Rarement dans l’histoire moderne, les États-Unis se sont préparés à mener un acte de guerre majeur avec si peu d’explications ou de débat public », ajoute le quotidien américain : « bien qu’il soit largement obsédé par le programme d’armement nucléaire, le président américain a, avec ses conseillers, évoqué bien d’autres justifications pour une offensive militaire : protéger les manifestants que les forces iraniennes ont tués par milliers le mois dernier, détruire l’arsenal de missiles que l’Iran peut utiliser pour anéantir Israël ou encore mettre fin au soutien de Téhéran au Hamas et au Hezbollah ». « Les objectifs de Washington sont encore flous », analyse également l’Orient-le Jour. « Si une offensive iranienne se limitant à des installations nucléaires ou balistiques a été présentée à Donald Trump, explique le journal francophone libanais, une campagne pour éliminer un certain nombre de dirigeants politiques et militaires est également sur la table ». Le choc en Grande-Bretagne Arrêté hier matin et libéré dans la soirée, Andrew Mountbatten Windsor, apparaît en photo dans de nombreux journaux, à l’arrière d’une voiture, les yeux écarquillés. Le Times est en émoi et titre : « L’arrestation d’Andrew provoque la plus grave crise constitutionnelle du siècle. Le roi doit faire face à une menace bien plus grande que celles qu’ont connu tous ses ancêtres de l’époque moderne ». Le quotidien britannique remarque que le roi Charles « a publié une déclaration personnelle sans précédent », estimant que « la justice devait suivre son cours ». C’est dans le cadre de l’affaire Jeffrey Eipstein que l’audition de l’ex-prince a été organisée hier. Les liens d’Andrew Mountbatten Windsor avec le pédo-criminel américain sont connus, mais tout n’a sans doute pas encore été mis à jour. « Certains courriels », précise le Guardian, « semblent indiquer qu'Andrew Mountbatten Windsor l’ex-prince a communiqué à Epstein des rapports confidentiels sur des visites officielles à Hong Kong, au Vietnam et à Singapour ». L’arrestation de l’ex-prince fait du bruit jusqu’aux États-Unis où le New York Times parle d’un fait « sans précédent dans l’histoire britannique moderne ». Quant au Wall Street Journal, il estime « que la Grande-Bretagne a le mérite d’insister sur le fait que nul est au-dessus des lois ». « Condamnation à mort » La situation est toujours aussi catastrophique dans la bande de Gaza. C’est comme souvent le journal d’opposition Haaretz, hostile à la politique du Premier ministre Benyamin Netanyahu, qui tire la sonnette d’alarme et titre : « Comment les tribunaux israéliens condamnent à mort des enfants palestiniens atteints d’un cancer ». Il s’agit plus précisément d’une tribune signée Tirza Leibowitz, directrice des programmes de l’association Médecins pour les droits de l’Homme – Israël. Elle prend l’exemple de Mohamed, « un petit garçon atteint d’un cancer, qui vit à Ramallah depuis 2022, mais dont l’adresse est enregistrée à Gaza, ce qui a suffi à un juge israélien pour lui interdire de recevoir un traitement contre le cancer en Israël, rendant sa mort inévitable, accuse Tirza Leibowitz, selon laquelle Mohamed partage ainsi le sort de 18 500 patients à Gaza, privés de traitements indispensables ». « Pourtant à seulement une demi-heure de Ramallah, précise encore la directrice de l'ONG, les médecins du centre médical Shaba sont prêts à soigner le petit Mohamed ». Soulignant ainsi que des médecins israéliens restent mobilisés pour recevoir des patients palestiniens.
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  • À la Une: le Conseil de la paix de Donald Trump
    Feb 19 2026
    « Un "conseil de la paix" pour quoi faire ? », s’interrogeait récemment Le Monde à Paris. « Donald Trump a revu (à la hausse) les ambitions de ce comité initialement conçu pour orchestrer la reconstruction de Gaza. Mais, poursuit le quotidien français, un "conseil de la paix" organisé autour d’un homme qui ne connaît comme seule limite que sa "moralité", selon ses propres termes, apparaît à ce stade comme la pire des alternatives à l’ONU ». Alors, ce Conseil de la paix doit se réunir, ce jeudi, à Washington. « On saura peut-être enfin à quoi il pourrait servir, s’exclame encore Le Monde, à part à collecter les cotisations exorbitantes de ses membres, dont l’utilisation sera décidée, in fine, par une seule et unique personne, le président des États-Unis. Prévue initialement pour Gaza, la charte de ce conseil affiche désormais des ambitions aussi planétaires qu’incertaines ». Attentes limitées… « Malgré les déclarations tonitruantes habituelles de Trump, ce sommet du Conseil de la paix s’ouvre dans un climat de grand scepticisme », renchérit le Guardian à Londres. Les attentes étant limitées tant pour la réunion en elle-même à Washington qu’au Moyen-Orient, où le plan de paix et de redressement en 100 jours annoncé par Jared Kushner à Davos est au point mort et où l’aide à Gaza est toujours distribuée au compte-gouttes ». Pour Aaron David Miller, chercheur principal à la Fondation Carnegie pour la paix internationale et ancien diplomate américain, interrogé par le Guardian, ce « Conseil de la paix aura bien des difficultés à résoudre les questions clés du conflit israélo-palestinien : qui gouvernera le territoire, qui assurera la sécurité sur le terrain et comment répondre aux besoins immédiats de la population palestinienne, et comment débloquer les négociations entre Israël et le Hamas ? » « Haussements de sourcils et interrogations… » Quant aux Européens, ils sont pour le moins sur la réserve… C’est ce que relève Le Temps à Genève : « ce Conseil de la paix provoque haussements de sourcils et interrogations. À ce stade, l’UE refuse d’y adhérer. (…) Bruxelles y envoie sa commissaire européenne Dubravka Suica, mais comme simple "observatrice". D’autres pays européens font de même. C’est notamment le cas de l’Italie, de la Roumanie et de Chypre, actuellement à la tête de la présidence tournante de l’UE : ils ont accepté l’invitation du gouvernement américain à prendre part à la réunion inaugurale, mais uniquement avec le statut d’observateur. Histoire de garder un pied dans la porte ». En tout cas, pointe encore Le Temps, « en dépêchant à Washington sa commissaire à la Méditerranée, Bruxelles envoie un double message : pas question de devenir officiellement membre d’une instance aux contours et buts flous, mais pas question non plus de rester à l’écart de discussions potentiellement importantes pour l’avenir de Gaza ». Le hockey sur glace aux JO : enjeu sportif et géopolitique… À la Une également les Jeux olympiques d’hiver en Italie… Avec, entre autres, ce jeudi, la finale du tournoi féminin de hockey sur glace : les Américaines contre les Canadiennes… Et « entre les États-Unis et le Canada, c’est un peu plus que du hockey », s’exclame Libération à Paris. En effet, cette finale sera « hautement symbolique, vu le contexte géopolitique ». Une finale qui s’annonce musclée, car, faut-il le rappeler, pointe encore le journal, « depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump n’a pas été avare en coups portés à l’encontre du Canada. (…) Et l’année dernière, Justin Trudeau, alors Premier ministre canadien, avait lancé au président américain : "Vous ne pouvez pas prendre notre pays, et vous ne pouvez pas prendre notre sport". Ambiance ». Chez les hommes, là aussi, ça promet… « Il ne faut pas s’y tromper, lance le New York Times : si les équipes masculines de hockey du Canada et des États-Unis s’affrontent dimanche en finale, le match sera brutal et tendu. Les deux équipes sont des rivales de longue date, et le climat politique actuel, alimenté par l’agressivité du président Trump envers notre voisin du nord, n’a fait qu'attiser les tensions. (…) Et si les Canadiens perdent, conclut le New York Times, ils surmonteront leur déception et commenceront à élaborer des stratégies pour obtenir un meilleur résultat dans quatre ans. À cet égard, ils auront beaucoup en commun avec de nombreux électeurs américains ».
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  • À la Une: la démocratie française est-elle en péril?
    Feb 18 2026
    Une question qui pourrait paraître totalement impensable, surréaliste, mais qui est bien au cœur des commentaires de la presse française ce matin. Hier, les événements se sont précipités dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, ce militant nationaliste de 23 ans battu à mort jeudi dernier à Lyon. « Depuis plusieurs heures, elles étaient identifiées et surveillées par toute la police lyonnaise, relate Le Parisien. Neuf personnes ont été interpellées en fin de journée et six d’entre elles sont soupçonnées d’être en lien direct avec les faits ». Et parmi les interpellés, relève Le Monde, « figurent deux collaborateurs du député La France insoumise Raphaël Arnault. Et plusieurs des suspects font l’objet d’une fiche S pour radicalisation politique, en raison de leur appartenance au groupe antifasciste la Jeune Garde ». Résultat : le parti LFI, la France insoumise, « dans la tourmente », s’exclame le journal. LFI : « un rapport douteux avec la démocratie » Et Le Figaro de tirer à boulets rouges sur le leader du parti, Jean-Luc Mélenchon : « La violence qui a tué Quentin Deranque n’est pas résiduelle. Elle est permanente, souhaitée, soutenue par son clan pour conduire le pays au chaos, s’exclame le quotidien de droite. La stratégie de la tension théorisée par Jean-Luc Mélenchon est politique quand elle hystérise les débats jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Elle est physique quand elle se traduit par des opérations coup-de-poing, comme à Lyon. Elle est antisémite quand elle favorise les appels à l’intifada dans Paris ou quand elle laisse Rima Hassan cracher sa haine du sionisme dans les universités. (…) La France insoumise entretient un rapport douteux avec la démocratie, fulmine encore Le Figaro. Et l’indécence est totale lorsqu’on entend son "Lider Maximo" inverser la charge de l’accusation pour se placer en victime et faire de sa formation un mouvement persécuté ». « Le pire est à craindre » Libération s’alarme : « La politique française au bord du précipice », constate le quotidien de gauche. « Le pire est à craindre pour l’avenir de la démocratie », poursuit-il. « La minute consensuelle de silence hier dans l’hémicycle n’est qu’un indécent trompe-l’œil alors que cette violence, telle une gangrène, menace notre vie politique ». « LFI est dans la tourmente », affirme également Libération. « En attendant de savoir s’ils seront judiciairement dévastateurs, les liens assumés entre LFI et les mouvements d’ultragauche sont politiquement signifiants. Ils disaient, avant le drame de Lyon, quelque chose de la nature politique du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Ils deviendront probablement impossibles à assumer pour une formation qui se dit progressiste, humaniste et assure refuser toute violence ». « Impasses mortifères » On revient au Monde qui s’inquiète également : « À un mois des élections municipales, à quatorze mois d’un scrutin présidentiel sur lequel plane la menace d’un succès de l’extrême droite, alors que l’exécutif est paralysé par la perte de sa majorité et que le Parlement offre trop souvent un spectacle de désordre, le drame de Lyon assombrit un peu plus le paysage politique et renforce la nécessité d’un sursaut démocratique. La rhétorique du "eux ou nous", la stratégie du chaos, encouragée par la brutalité des réseaux sociaux et l’immédiateté de l’information auprès d’une opinion publique émiettée, sont des impasses mortifères. Recourir à la violence, conclut Le Monde, c’est faire le jeu de ceux qui veulent abattre la démocratie, un idéal précisément conçu pour sortir les sociétés de la violence ». « Dangereuse mécanique » Enfin, ce commentaire à lire dans La Croix de la philosophe et psychanalyste Hélène L’Heuillet, autrice de Tu haïras ton prochain comme toi-même : « Quels que soient ses engagements politiques, à 23 ans, on ne doit surtout pas mourir, affirme la philosophe. J’ai pensé immédiatement à la mort de Clément Méric, ce militant d’extrême gauche décédé en 2013. Et mon autre réaction est l’inquiétude face à ce jeu de miroirs qui peut sembler sans fin et à ce qu’il porte en lui de risques de guerre civile. Inquiétude aussi pour notre débat politique, qui se trouve ainsi focalisé sur les extrêmes à la veille d’une échéance politique majeure. (…) Il est clair, conclut Hélène L’Heuillet, que la complaisance de La France insoumise envers l’antisémitisme, ou les discours de l’extrême droite contre les étrangers, peut enclencher cette dangereuse mécanique. Ce risque exige responsabilité et sang-froid de la part des gouvernants qui doivent jouer le rôle de tiers et avant tout calmer le jeu ».
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  • À la Une: la fracture transatlantique
    Feb 17 2026
    Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine vient d’achever sa tournée en Europe. Dernière étape : la Hongrie. Nous allons y venir. Tout d’abord, la presse européenne fait le point après le discours samedi du secrétaire d’État américain lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Le Temps à Genève s’interroge : « Le lien transatlantique peut-il renaître comme au "bon vieux temps"? L’Otan est-elle préservée ? L’intervention de Marco Rubio à Munich a été accueillie avec soulagement par une salle debout pour l’applaudir. Un an après le discours coup-de-poing de J. D. Vance devant ce même cénacle, c’était le signal attendu pour s’accrocher à l’espoir que tout n’était pas perdu entre l’Europe et les États-Unis ». « Eh bien raté ! », s’exclame le quotidien suisse : « Pour ceux – heureusement majoritaires – qui ont bien tendu l’oreille, la prise de parole du secrétaire d’État américain a résonné comme un second "traitement de choc", dans la droite ligne de celle de J. D. Vance. Il a en réalité enfoncé le clou en prônant la restauration d’une "civilisation occidentale" décidément rance ». Qui plus est, souligne encore Le Temps, « Marco Rubio a fait faux bond aux Européens qui se réunissaient avec les Ukrainiens pour évoquer la paix. Façon de mieux signifier que ce conflit se réglera entre Washington et Moscou, l’Europe étant réduite à un rôle non plus de partenaire mais de vassale ». Dynamiter les institutions européennes… « Certes, constate également Le Monde à Paris, l’hommage rendu par le représentant de l’administration américaine à la fraternité des champs de bataille sur lesquels Américains et Européens ont souvent combattu côte à côte ne pouvait déplaire. Il a tranché avec le dédain exprimé par Donald Trump à l’égard des pays qui avaient épaulé les États-Unis après le 11-Septembre. Sur l’essentiel, cependant, note Le Monde, le discours de Marco Rubio s’est inscrit dans le fil de la stratégie de sécurité nationale exposée en décembre 2025, qui vise le dynamitage des institutions européennes. Son absence à une réunion sur l’Ukraine, qu’il s’est même abstenu de mentionner dans son intervention, ne pouvait être justifiée par un problème d’agenda. Elle a confirmé que cette guerre dont Washington se montre incapable de désigner le responsable, Vladimir Poutine, constitue toujours le révélateur d’une fracture transatlantique dont les États-Unis sont les seuls responsables par leur volte-face ». Les Européens d’accord sur l’essentiel ? « Ne nous leurrons pas », lance le député européen Bernard Guetta dans une tribune à lire dans Libération. « Le président américain n’a pas renoncé à défaire l’Union européenne ». Mais pour leur part, les Européens étaient d’accord « sur l’essentiel » à Munich, constate l’ex-chroniqueur international. « Britanniques compris, tous partagent une même volonté d’être au plus vite en capacité de se défendre seuls et un refus de laisser Trump redessiner les frontières de l’Europe. Quant à la pérennité de l’Alliance, tous savent qu’au bout du compte, ce sont des États-Unis, et non pas d’eux, qu’elle dépendra et qu’en attendant, leur tâche est d’œuvrer à leur défense commune ». Le « modèle » hongrois… Enfin, « si certains ont encore besoin d’explications, un simple coup d’œil à l’itinéraire de Marco Rubio suffit ». C’est ce que relève le Süddeutsche Zeitung à Munich : « Le secrétaire d’État américain aurait pu se rendre à Bruxelles ou à Paris après la conférence sur la sécurité ». Non !, constate le quotidien allemand. Il a préféré aller rendre visite à « deux figures de proue de la démocratie illibérale, deux critiques notoires de l’Union européenne : dimanche, le Premier ministre slovaque Robert Fico, et hier lundi, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, auquel Rubio a ouvertement offert son soutien pour sa campagne (pour les législatives de début avril) ». En effet, pointe le Süddeutsche Zeitung, « la Hongrie d’Orbán incarne le type d’Europe que Trump envisage. Elle s’isole des migrants, méprise des organisations comme l’UE et promeut une vision du monde blanche et chrétienne centrée sur l’identité et l’État-nation. Lorsque Rubio a déclaré que les gouvernements européens devaient défendre la "civilisation occidentale", il avait clairement en tête une vision du monde très proche de celle d’Orbán ».
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  • À la Une: la France secouée par la violence politique
    Feb 16 2026
    « La violence politique jusqu’au meurtre. (…) La violence politique à son paroxysme », s’exclame Libération. L’indignation est générale dans le monde politique et médiatique après la mort de ce jeune de 23 ans, Quentin, militant d’extrême droite, battu à mort jeudi dernier à Lyon. « Les circonstances exactes de ce meurtre ne sont pas encore totalement établies, pointe Libération, mais tout indique qu’il est le résultat d’une rixe entre deux bandes rivales, l’une d’extrême droite, l’autre d’extrême gauche, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon. (…) Ce qui est sûr, relève le quotidien de gauche, c’est que le climat insupportable d’outrance et d’intolérance dans lequel baigne depuis un certain temps la politique française ne peut qu’engendrer ce genre de drame en échauffant des esprits trop simples, de quelque bord qu’ils soient. (…) À un mois des élections municipales et près d’un an de la présidentielle, il faut garder à l’esprit, à chaque seconde, que la violence politique peut conduire à tuer. » « Un martyr de la liberté d’expression » Le Figaro dénonce pour sa part ce qu’il appelle « les fascistes de l’antifascisme » : « un “totalitarisme antifasciste“ était là à Lyon jeudi soir dans sa forme la plus sauvage, mais il plane dans l’atmosphère depuis trop longtemps comme un conformisme vénéneux, affirme le quotidien de droite. Une génération entière formée à déshumaniser tout ce qui s’approcherait de près ou de loin de “l’extrême droite“, un personnel politique qui par couardise donne le change, un clergé médiatique qui forge les anathèmes et à la fin, un gamin venu paisiblement protéger une banderole contre “l’islamo-gauchisme dans nos facs“ qui meurt sous un déchaînement de coups. (…) Quentin dans cette histoire n’est pas “un militant“ pris dans une “rixe“, dénonce encore Le Figaro, mais un martyr de la liberté d’expression que l’extrême gauche, aidée par trop de complices, veut remplacer par son hideuse loi de la meute. » Polarisation et radicalisation « Mourir pour un engagement politique, quel qu’il soit, l’idée est insupportable », soupire La Croix. « On est encore loin des affrontements minutieusement préparés dans les années 70 et 80 entre skins et antifas. Mais déjà, en 2013, la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric sous les coups de militants de l’ultra-droite avait réveillé la crainte des violences partisanes. Hier comme aujourd’hui, le prix à payer pour ces jeunes et leurs proches est trop élevé, pointe encore le quotidien catholique. À quelques semaines des élections municipales et à l’aune d’une élection présidentielle qui s’annonce sous haute tension, la polarisation des positionnements idéologiques et la radicalisation des discours ne doivent pas faire le lit d’une violence politique dévastatrice. Il appartient à chacun, politiques et citoyens, de garder un cap de responsabilité. » Gisèle Pélicot : Et la joie de vivre À la Une également Et la joie de vivre : c’est le titre du livre choc de Gisèle Pélicot qui sort demain. Sortie mondiale dans pas moins de 22 langues. C’est sans doute le livre le plus attendu de l’année. Depuis le procès historique d’Avignon, Gisèle Pélicot est devenue une icône mondiale de la lutte contre les violences sexuelles. Et la presse du monde entier publie des extraits de son ouvrage : du Times à Londres, au Frankfurter Allgemeine, au Devoir à Montréal, en passant le New York Times. Le New York Times qui publie également une interview exclusive de Gisèle Pelicot, la première pour le continent américain. Commentaire du journal : « Alors que le monde entier est encore sous le choc des révélations liées à l’affaire Epstein, Gisèle Pelicot est devenue une source d’inspiration pour les victimes d’agressions sexuelles et une figure emblématique du féminisme. » Enfin ces mots de Lulu Garcia-Navarro, la journaliste du New York Times, qui s’est entretenue trois heures durant avec Gisèle Pelicot : « Elle possède une grande force intérieure. Elle était prête à parler. Elle est ouverte, éloquente et émouvante. Elle a écrit ce livre pour être utile aux autres, “pour leur montrer qu’il est possible de surmonter des épreuves terribles“. En un mot, Gisèle Pelicot est extraordinaire. »
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