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Revue de presse internationale

Revue de presse internationale

Von: RFI
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Über diesen Titel

Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

France Médias Monde
Politik & Regierungen
  • À la Une: une guerre sans fin en Ukraine
    Feb 23 2026
    Aux dires de Poutine, elle devait durer quatre jours… Demain, la guerre en Ukraine entrera dans sa cinquième année… « 1460 jours, soupire Le Soir à Bruxelles. Quasiment autant que la Première Guerre mondiale, déjà davantage que celle entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Bientôt, au rythme actuel du massacre, deux millions de victimes, morts, estropiés à vie ou disparus, dans les deux camps. (…) Les chiffres sont effarants. La douleur, indicible. Tout cela pour des gains territoriaux quasi nuls, depuis que l’offensive russe arrivée aux portes de Kiev a été repoussée. Un Verdun des temps modernes. » Et, constate encore le quotidien belge, « la tragédie, pour l’Ukraine, pour l’Europe, mais aussi pour les Russes, c’est que nulle lumière n’apparaît au bout du tunnel. Sans capitulation de l’agressé, ni victoire décisive de l’agresseur. » L’impossible négociation « Il n’y aura pas d’accord. Il est impossible de pardonner à la Russie. Nous ne cesserons pas le combat. C’est impossible. » Ces propos d’un père ukrainien qui a perdu son fils sur le front en 2024, propos recueillis par la correspondante d’El Pais à Kiev, illustrent bien toute la détermination d’un peuple. « Seuls un peu plus de 17% des Ukrainiens pensent que la guerre prendra fin cette année, selon un sondage du Centre d’analyse Razumkov et du Forum de sécurité de Kiev. Et encore moins ce printemps, comme l’affirme le président américain Donald Trump. Ce n’est pas qu’ils ne souhaitent pas la fin du conflit, pointe le quotidien espagnol : ils sont épuisés et démoralisés, tant sur le front qu’à l’arrière. Mais ils hésitent à accepter une paix qu’ils jugent fragile et invraisemblable. Le même sondage révèle que trois Ukrainiens sur quatre sont convaincus que si leur gouvernement signe un accord, la Russie le violera et attaquera de nouveau dès qu’elle le jugera opportun. » En fait, rebondit La Repubblica à Rome, « aujourd’hui, Poutine n’a ni la force de gagner, ni la volonté d’arrêter. Le risque auquel nous sommes désormais confrontés est celui d’une guerre sans fin, d’une épreuve d’endurance sans issue, d’une succession de négociations qui ne sont utiles que parce qu’elles ont lieu. Face à ce risque, l’Europe doit se préparer à soutenir la résistance ukrainienne à l’invasion aussi longtemps que nécessaire. » Course de lenteur Justement, l’Europe, tout comme les États-Unis, est « tentée de jouer la montre… » C’est du moins ce qu’estime Le Monde à Paris. « Plutôt que de précipiter la signature d’un cessez-le-feu, qui les obligerait à déployer des troupes au sol, ils continuent de miser sur une guerre d’usure, qui laisse les Ukrainiens en première ligne face aux Russes. (…) Après une nouvelle année de ballet diplomatique et alors que les soutiens de Kiev doivent encore se réunir, demain mardi à Paris, une course de lenteur, nourrie d’ambiguïté stratégique, se joue en réalité entre les deux ennemis et leurs alliés, avec des scénarios de règlement du conflit très indécis. “Les deux camps sont en train de brûler, mais la question est de savoir lequel brûle le plus vite“, résume un diplomate cité par Le Monde. Pour Moscou, la guerre en Ukraine, malgré sa brutalité, s’apparente à un poison lent capable de miner les démocraties occidentales acculées à des dépenses de défense colossales. Côté européen, le pari d’une déstabilisation du pouvoir russe, sous le poids des sanctions économiques et des difficultés de recrutement de combattants, ce pari existe toujours. » Le paradoxe russe Enfin pour la chercheuse Anna Colin Lebedev, interrogée par Libération, la Russie de Poutine est dans une forme de fuite en avant… « La Russie n’est absolument pas engagée dans un processus de négociation, affirme-t-elle, elle n’a jamais bougé de ses positions ou fait le moindre pas vers des concessions. Les lignes rouges restent les mêmes. L’État russe ne semble pas désireux aujourd’hui de mettre fin à cette guerre autrement que si la victoire lui était offerte. » En fait, précise Anna Colin Lebedev, « la Russie est confrontée à une situation très paradoxale. D’un côté, le coût de la guerre est immense, (…) l’économie russe est en rade, le déficit budgétaire augmente, il devient difficile d’augmenter les capacités de production d’armes. Mais dans le même temps, la paix deviendrait aussi très coûteuse pour le pouvoir. Mettre fin à la guerre reviendrait à démobiliser les combattants qui sont sur le front. Or, pointe la chercheuse, l’État russe ne souhaite pas leur retour, il ne veut pas que les récits qu’ils rapporteront se diffusent largement dans la société russe. En outre, (…) la loyauté des milieux d’affaires est aujourd’hui en grande partie garantie par l’économie de guerre. À cause des...
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  • À la Une: le revers de la Cour Suprême infligé à Donald Trump
    Feb 21 2026

    Son image, photo ou vidéo, est en Une de la plupart des grands journaux internationaux : Donald Trump mécontent, gesticulant, derrière un pupitre, « confronté aux limites de son pouvoir », titre Le Monde. « Le président américain voit un pan majeur de son action rejeté par la plus haute instance des États-Unis, remarque le quotidien français, au moment même où il fait face à une contestation grandissante sur son traitement de l’affaire Epstein et sur sa politique migratoire ».

    Les juges de la Cour suprême se sont donc prononcés vendredi contre les droits de douane de Donald Trump. Le Washington Post analyse cette décision : « La Cour ne se prononce pas sur le bien-fondé des droits de douane. Elle reconnaît toutefois qu’il s’agit d’une taxe importante et que la perception des recettes fiscales relève du pouvoir du Congrès ». Sur la forme, le New York Times remarque que « le président Trump a affiché un mépris manifeste pour la Cour suprême, qualifiant les juges qui ont voté contre ses droits de douane, de "fous et de toutous" ». Il est vrai que le président américain n’a pas l’habitude qu’on lui résiste et qu’il vient de subir ce que Le Monde qualifie de « grande gifle ».

    Taxe de 10%

    Ceci étant, Donald Trump a aussitôt répliqué en annonçant un nouveau droit de douane de 10%. « Trump impose une taxe douanière mondiale de 10% » titre le journal espagnol El Païs, alors qu’à Tokyo, le Japan Times précise que « le président s’est engagé à utiliser différents outils pour contourner la décision de la Cour suprême, et préserver les taxes à l’importation qu’il considère comme essentielles à sa politique économique et étrangère. »

    Quels sont ces « outils » que Donald Trump a l’intention d’utiliser ? Le New York Times nous dit qu’il s’agit « d’une loi commerciale de 1974, connue sous le nom d'article 122, qu’aucun président n’a jamais invoquée. » Le Figaro précise que « cette loi permet, sur une période de 150 jours, d’imposer jusqu’à 15% de surtaxes douanières à tout pays avec lequel les États-Unis affichent un déficit "important et sérieux". » Pour Le Figaro, ce n’est toutefois pas la fin de l’histoire « comme le démontrent les alternatives invoquées par le président Trump, estime le journal, la décision de la Cour suprême ne met pas un terme à l’incertitude qui pénalise le commerce mondial ».

    Interrogations et perspectives

    L’incertitude étant plus que jamais à l’ordre du jour, tout le monde sort sa calculette pour tenter d’y voir plus clair. À Buenos Aires, La Nacion est plutôt optimiste et estime que « grâce à l’accord signé avec les États-Unis, l’Argentine sera exemptée du nouveau droit de douane mondial de 10% décrété hier par Donald ». Le Times, de son côté, juge que Donald Trump aura moins de latitude avec la loi de 1974 qu’il compte invoquer : le quotidien britannique, souligne que ni « le taux de 145 % qu’il appliquait jusqu’alors aux produits chinois », « ni celui de 25 % aux produits canadiens », « n’est applicable avec la loi de 1974 sur le commerce ».

    Le Guardian cherche à évaluer les conséquences de la taxe de 10% annoncée par Trump, expliquant que « le gouvernement britannique s’attend à ce que sa position commerciale privilégiée soit maintenue », l’Union européenne déclarant, de son côté, « qu’elle analyse la décision de Donald Trump, tout en poursuivant ses efforts pour réduire les droits de douane imposés par les États-Unis sur les exportations européennes ». À Hong Kong, le South China Morning Post juge, lui, que la décision de la Cour suprême « prive la Maison-Blanche d’un outil puissant de pression sur Pékin, ce qui risque d’affaiblir la position de négociation de Washington ». Autant dire que les commentaires vont bon train et ce n’est sans doute pas fini…

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  • À la Une: nouveau délai avant une éventuelle intervention américaine en Iran
    Feb 20 2026
    « Trump fixe à l’Iran un ultimatum début mars et déploie des troupes supplémentaires », annonce Die Welt. Le quotidien allemand assure aussi « qu’une attaque potentielle est également en préparation depuis l’Allemagne et l’Europe ». La pression monte d’encore d’un cran et pourtant « Trump refuse d’expliquer les raisons d’une éventuelle offensive ni pourquoi elle devrait se produire maintenant », remarque le New York Times. « Rarement dans l’histoire moderne, les États-Unis se sont préparés à mener un acte de guerre majeur avec si peu d’explications ou de débat public », ajoute le quotidien américain : « bien qu’il soit largement obsédé par le programme d’armement nucléaire, le président américain a, avec ses conseillers, évoqué bien d’autres justifications pour une offensive militaire : protéger les manifestants que les forces iraniennes ont tués par milliers le mois dernier, détruire l’arsenal de missiles que l’Iran peut utiliser pour anéantir Israël ou encore mettre fin au soutien de Téhéran au Hamas et au Hezbollah ». « Les objectifs de Washington sont encore flous », analyse également l’Orient-le Jour. « Si une offensive iranienne se limitant à des installations nucléaires ou balistiques a été présentée à Donald Trump, explique le journal francophone libanais, une campagne pour éliminer un certain nombre de dirigeants politiques et militaires est également sur la table ». Le choc en Grande-Bretagne Arrêté hier matin et libéré dans la soirée, Andrew Mountbatten Windsor, apparaît en photo dans de nombreux journaux, à l’arrière d’une voiture, les yeux écarquillés. Le Times est en émoi et titre : « L’arrestation d’Andrew provoque la plus grave crise constitutionnelle du siècle. Le roi doit faire face à une menace bien plus grande que celles qu’ont connu tous ses ancêtres de l’époque moderne ». Le quotidien britannique remarque que le roi Charles « a publié une déclaration personnelle sans précédent », estimant que « la justice devait suivre son cours ». C’est dans le cadre de l’affaire Jeffrey Eipstein que l’audition de l’ex-prince a été organisée hier. Les liens d’Andrew Mountbatten Windsor avec le pédo-criminel américain sont connus, mais tout n’a sans doute pas encore été mis à jour. « Certains courriels », précise le Guardian, « semblent indiquer qu'Andrew Mountbatten Windsor l’ex-prince a communiqué à Epstein des rapports confidentiels sur des visites officielles à Hong Kong, au Vietnam et à Singapour ». L’arrestation de l’ex-prince fait du bruit jusqu’aux États-Unis où le New York Times parle d’un fait « sans précédent dans l’histoire britannique moderne ». Quant au Wall Street Journal, il estime « que la Grande-Bretagne a le mérite d’insister sur le fait que nul est au-dessus des lois ». « Condamnation à mort » La situation est toujours aussi catastrophique dans la bande de Gaza. C’est comme souvent le journal d’opposition Haaretz, hostile à la politique du Premier ministre Benyamin Netanyahu, qui tire la sonnette d’alarme et titre : « Comment les tribunaux israéliens condamnent à mort des enfants palestiniens atteints d’un cancer ». Il s’agit plus précisément d’une tribune signée Tirza Leibowitz, directrice des programmes de l’association Médecins pour les droits de l’Homme – Israël. Elle prend l’exemple de Mohamed, « un petit garçon atteint d’un cancer, qui vit à Ramallah depuis 2022, mais dont l’adresse est enregistrée à Gaza, ce qui a suffi à un juge israélien pour lui interdire de recevoir un traitement contre le cancer en Israël, rendant sa mort inévitable, accuse Tirza Leibowitz, selon laquelle Mohamed partage ainsi le sort de 18 500 patients à Gaza, privés de traitements indispensables ». « Pourtant à seulement une demi-heure de Ramallah, précise encore la directrice de l'ONG, les médecins du centre médical Shaba sont prêts à soigner le petit Mohamed ». Soulignant ainsi que des médecins israéliens restent mobilisés pour recevoir des patients palestiniens.
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