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  • Finaliste du Prix découvertes RFI: OPA, le Bénin dans la peau
    Feb 23 2026

    Il fait partie des dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026 : le rappeur et chanteur OPA, originaire du Bénin. Son objectif est très clair : mettre sa musique au service de son pays, et devenir un véritable ambassadeur de la culture béninoise à travers le monde.

    OPA, Tossou Paoli de son vrai nom, fusionne r'n'b, afrobeats et soul avec des sonorités traditionnelles du Bénin. Ses parents ne sont pas musiciens, mais il les décrit tout de même comme de véritables « amoureux de la musique ». Sa mère lui a fait découvrir les mélodies qui ont bercé sa jeunesse, tandis que son père lui a appris ses premiers pas de salsa. Un terreau familial idéal pour grandir musicalement, et déployer son style à la fois enraciné dans sa culture et ouvert sur le monde, « pour que celui qui l'écoute ne se perde pas » explique-t-il.

    Et son inspiration ne s’arrête pas aux rythmes et aux sonorités de son pays. OPA puise aussi dans la réalité du quotidien de ses habitants. Il écrit pour que les Béninois puissent se reconnaître dans ses paroles et dans les messages qu'il partage.

    Amour et jeux de séduction « à la béninoise »

    L’amour et la séduction occupent une place centrale dans son répertoire, mais toujours « à la béninoise ». Il dépeint les relations amoureuses : la façon dont les hommes et les femmes se séduisent, les promesses de bonheur, les éternels jeux de « suis-moi, je te fuis »... OPA observe, écoute, s’inspire de la vie autour de lui, et bien sûr de ses propres expériences qu’il raconte de sa voix profonde.

    Dans le morceau « Fi fi fi », il décrit une danse sensuelle en soirée, tout en soulignant l’importance du respect du consentement pour que la séduction reste un jeu sain. Et pour que le message soit clair, il le chante en français, en anglais et en fon : une triple déclaration d’amour à son pays et à ses langues.

    Autre exemple : le titre « Goslow », un egotrip inspiré des embouteillages dans les rues béninoises. Derrière cette métaphore, OPA affirme haut et fort que la nouvelle génération prend le volant : les jeunes prennent le relais, font du beau travail, innovent, et ils iront loin.

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  • Finaliste du Prix découvertes RFI: Manu Desroches, le chant des îles et du monde
    Feb 20 2026

    Il fait partie des dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026 : le chanteur et multi-instrumentiste Manu Desroches, originaire de l’île Maurice. Entre jazz, blues, musiques traditionnelles africaines et mauriciennes, son EP Chapter Of Sound est à la fois un hommage à ses racines mauriciennes, et un beau voyage autour du monde.

    Passionné depuis l’enfance, Manu Desroches a grandi dans une famille où la musique tient une place centrale. Entouré d’instruments, il découvre le djembé dès l'enfance, avant de recevoir sa première guitare à l’âge de 7 ans. Dès l’adolescence, il joue dans plusieurs groupes de l'île Maurice, tour à tour guitariste et bassiste, avant de se lancer en solo après plusieurs années de scène. En mai dernier, il a sorti son tout premier EP, Chapter Of Sound, fruit de dix années de compositions mêlant jazz, blues, musiques traditionnelles africaines et mauriciennes.

    Fidèle à ses racines, Manu Desroches reste profondément attaché aux sonorités de son île. Il chante d'ailleurs en créole mauricien sur l’ensemble de son EP, en hommage à cette culture insulaire métissée. L’île Maurice, tout comme sa voisine La Réunion, a toujours baigné dans de multiples courants musicaux : le traditionnel séga, aux racines rythmiques africaines et malgaches, la musique carnatique venue d’Inde, mais aussi des influences européennes et asiatiques.

    Manu Desroches s'inscrit dans cette richesse, inspiré par des figures mauriciennes comme le guitariste pionnier du séga-blues Eric Triton, ou encore le chanteur Menwar, qui modernisé le séga traditionnel. Manu Desroches et lui ont revisité ensemble son titre emblématique « Bain des dames ».

    Dialogues entre les sons et les voix du monde

    L'une des forces de Manu Desroches, c'est son amour des instruments traditionnels de l'océan Indien. Il utilise la ravanne, tambourin à cadre recouvert de peau de chèvre, et le maravanne, hochet plat en tiges de canne à sucre remplies de graines. Mais il ouvre aussi sa musique à d'autres horizons : la flûte bansuri indienne, des accents afrobeat dans l'esprit de Fela Kuti, et même quelques couleurs caribéennes. Car Manu Desroches travaille avec le percussionniste réunionnais Frédéric Piot, qui lui-même a collaboré avec le big-band du Portoricain Tito Puente. Sur le morceau « Ma », Manu Desroches partage aussi le micro avec le chanteur sénégalais Woz Kali, dans un dialogue entre wolof et créole mauricien.

    Un voyage musical à la croisée des cultures, où chaque note raconte un fragment de l’océan Indien.

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  • Malha, l’espoir comorien au cœur du Prix Découvertes RFI
    Feb 19 2026

    Depuis le lundi 16 février 2026, chaque matin, notre « Choix Musical » dévoile les dix finalistes du Prix Découvertes RFI 2026. Quatrième séléctionné : Malha.

    À 32 ans, la Comorienne s’est construite loin des conservatoires. Autodidacte, formée à l’école de la vie, elle a bâti son parcours artistique dans le cercle familial, entourée de ses frères et sœurs. Orpheline très jeune, l'artiste a trouvé dans la musique un refuge, devenu nécessité.

    Pas encore d’album au compteur, mais déjà une dizaine de titres poignants mis en orbite, majoritairement chantés en shikomori, la langue des Comores. Et dès les premières notes, les rythmes entraînants accrochent, happent, ne lâchent plus comme sur le morceau « Wako ».

    Son univers, ample et mouvant, navigue entre afrobeat, afro-pop, afro-house et afro-toirabé, ce courant festif enraciné dans les célébrations traditionnelles et les danses de l’archipel.

    Mais chez Malha, il n’y a pas que la pulsation. Il y a les mots. Une plume incarnée, engagée pour l’émancipation des femmes africaines, dressée contre les injustices sociales. Dans le sillage de la Sud-Africaine Miriam Makeba, la chanteuse et auteure comorienne fait de chaque titre une promesse d’espoir.

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  • Finaliste du Prix découvertes RFI: Joyce Babatunde, sa plume, sa voix, son afrosoul
    Feb 18 2026

    Finaliste pour la deuxième année consécutive, la Camerounaise Joyce Babatunde incarne la polyvalence et l'universalité. Capable de s'exprimer dans tous les genres, rap, slam, soul, funk et afro pop, elle délivre un message de résilience guidé par une plume moderne et vibrante.

    Quand on demande à Joyce Babatunde quelles sont ses influences musicales, elle cite l'Américaine Lauryn Hill ou encore son compatriote Richard Bona, mais elle aurait pu tout aussi bien invoquer le vocaliste new-yorkais Bobby Mc Ferrin, avec qui elle partage la même passion pour les effets sonores qu'engendre la voix. Cette voix profonde et grave constitue son atout maitre et son meilleur vecteur émotionnel, d'autant qu'elle est au service d'une plume d'une grande qualité. Fille d'institutrice, Joyce Babatunde accorde un soin particulier à l'écriture de ses textes. Il y est souvent question de résilience face à l'adversité.

    La Camerounaise de 35 ans qui a sorti son premier album en 2023, Kwacoco Bible prépare actuellement le second dans lequel, dit-elle, le slam aura une place prépondérante. Joyce Babatunde excelle aussi dans l'art de passer d'un style musical à l'autre. Slam, rap, funk, soul ou r'n'b. Elle a décidé de ne pas choisir pour créer son propre style qu'elle a baptisé l'afrosoul.

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  • Finaliste du Prix Découvertes RFI: Def Mama Def, deux Sénégalaises flamboyantes
    Feb 17 2026

    Elles font partie des dix finalistes du prix Découvertes RFI : le duo sénégalais Def Mama Def. Un tandem féminin et féministe dont le premier album, Jaar Jaar, dit haut et fort leur volonté de dynamiter les codes et les injonctions.

    Def Mama Def, c'est deux femmes : Defa, 31 ans et sa voix cristalline d'un côté ; Mamy Victory, 36 ans, à la voix plus rauque de l'autre. Les deux ensemble, cela donne donc Def Mama Def, un jeu de mots entre leurs prénoms et l'expression « donnant-donnant » en wolof. Car les deux trentenaires veulent recevoir autant d'énergie qu'elles en ont à revendre, et cela, elles en ont.

    Leur premier album, Jaar Jaar, regorge donc de titres conçus comme des appels à la danse auxquels il est difficile de résister (« Kalanakh » ou « Yalla Du Juum » en tête), mais aussi d'autres plus doux, aux influences presque r'n'b – « Sunu Life » par exemple.

    Cette diversité est toutefois compensée par une constante : un savant mélange des genres. Chez Def Mama Def, la tradition sénégalaise n'est jamais très loin – les deux femmes ne chantent d'ailleurs quasiment qu'en wolof, et musicalement, le mbalax et les rythmes marqués au sabar se côtoient. Mais la musique du duo est avant tout un joyeux bouillonnement où les influences de leur enfance croisent et rencontrent l'afrobeats nigérian, le kwaito ou l'amapiano sud-africains.

    Un engagement féministe profond

    Cette énergie communicative se retrouve sur scène, où Defa et Mamy Victory déboulent dans leurs tenues extravagantes, volontairement sexy, armées de faux ongles acérés et accompagnées de leur tambour. En clair, Def Mama Def n'a pas peur de prendre de la place.

    Dans la chanson « Jigeen » – « la femme » en wolof – elles racontent ainsi les difficultés que les femmes rencontrent dans une société patriarcale, mais aussi la résilience féminine, leur force à elle, et celle de toutes les autres. Avec un credo qui a le mérite d'être clair : « on ne revendique pas, on vient et on prend tout ».

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  • Finaliste Prix Découvertes RFI, Claudio Rabé, du World Rock ancré dans la réalité malgache
    Feb 16 2026

    Il est l’un des 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026 : Claudio Rabé, 34 ans, originaire de Madagascar. Chanteur, batteur et leader du groupe qui porte son nom, il se présente avec un EP aussi festif que revendicatif : Mosary - "la faim" en malgache.

    C'est une musique qui frappe, qui danse et qui dénonce.

    Avec Mosary, son troisième EP, Claudio Rabé transforme son vécu en cri musical vibrant. Dans un pays, Madagascar, où les trois quart de la population vivent sous le seuil international de pauvreté, l'artiste chante la faim du peuple avec une voix qui va sous la peau.

    Une voix caméléon, capable de passer du rock brut aux ballades les plus tendres. D'une déclaration d'amour à ses enfants dans « Zaza » aux critiques acerbes dans « Chez nous » , pointant l'inertie et les dérives politiques du pays.

    Entré à l'âge de 5 ans dans la danse et le hip hop, puis dans le rap et le rock, Claudio Rabé électrise aujourd’hui les scènes, du Printemps de Bourges au Sakifo avec son groupe de cinq musiciens.

    Avec Mosary, il livre un EP puissant entre manifeste politique et world rock aux racines malgaches - passant du cri du cœur jusqu'au dancefloor.

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  • «One Mississippi», un fleuve d’histoires: Eric Bibb chante l’Amérique en blues
    Feb 13 2026

    À 74 ans, le chanteur et guitariste américain Eric Bibb signe One Mississippi, un album engagé et lumineux où le blues devient un langage de mémoire, de résilience et d’espérance. Entre récits historiques, combat contre le racisme et désir de paix, le griot moderne livre quatorze titres qui font du blues un art poétique de la transmission.

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  • «Mesdames, Messieurs» premier album de Sam Sauvage, l’indomptable
    Feb 12 2026

    Sam Sauvage, 25 ans, son premier album, Mesdames, Messieurs sonne comme un lever de rideau et déjà en lice aux Victoires de la musique, catégorie Révélation masculine le 13 février 2026.

    Le garçon né à Boulogne-sur-Mer, écrit, compose et chante. Son disque, publié le 30 janvier 2026, a déjà largement conquis la critique musicale. Côté sonorités, il fouille les années 1980, période new wave : synthés tendus, rythmiques droites, mélodie et mélancolie électriques. Côté textes, une écriture sensible, souvent acide, jamais décorative. C'est ce qui fait sa force. Il vise juste.

    La scène, il l’a d'abord trouvé loin des projecteurs. Pendant une dizaine d’années, il à traîné sa guitare en bandoulière dans les bars et se rêvait en Bob Dylan – son idole. Puis accélération. Changement de décor. Depuis 2024, il ouvre en première partie des concerts de vedettes françaises, Zaho de Sagazan, Eddy de Pretto, Feu! Chatterton et, au passage, même les Sparks, légendes du rock américain.

    Impossible de le rater : tignasse en bataille, costard-cravate noir, chaussettes rouges. Une silhouette et surtout une voix grave, solide, qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux avec « Les gens qui dansent (j’adore) ». Titre accrocheur, ironie légère, efficacité redoutable.

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    Treize morceaux composent Mesdames, Messieurs. Il y parle de lui – adolescence, amours cabossées – mais regarde surtout dehors, l’état du monde, des sans-abri aux migrants. Dans « Avis de tempête », par exemple, il endosse le rôle d’un présentateur météo ironique face à la crise climatique. Le bulletin est sans illusion.

    Mesdames, Messieurs, premier album de Sam sauvage, certes, mais pas un coup d’essai timide. Loin de là. Contre toute attente, l’agitateur de neurones, avance dans la tourmente de l’époque. « La fin du Monde » c’est maintenant, un morceau alarmant mais étonnamment optimiste. L’avenir est à lui, le chaos attendra. Verdict aux Victoires de la musique, le 13 février 2026.

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