• Chowra Makaremi: «Les Iraniens ont cultivé une résilience comme forme de résistance»
    Feb 23 2026

    L'Iran se dit prêt à répondre à toute attaque américaine, y compris une « frappe limitée ». La possibilité est de nouveau évoquée par Donald Trump en cas d'échec des pourparlers. Cette perspective commence de plus en plus à ressembler à une solution pour certains Iraniens, mais la colère n'est pas retombée. Des manifestations ont été organisées dans plusieurs endroits de Téhéran et de nouveaux slogans contre le régime ont de nouveau retenti dans plusieurs campus de la capitale. Entretien avec Chowra Makaremi, anthropologue et réalisatrice de cinéma française d'origine iranienne. Auteure de Résistances affectives, éditions La Découverte.

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  • JO 2026: «Le bilan est exceptionnel pour le biathlon français avec treize médailles»
    Feb 22 2026

    Dernier jour des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina en Italie. Avant la cérémonie de clôture ce dimanche soir, coup d'œil sur les très bonnes performances de la délégation française qui affiche un record et une belle moisson de médailles à l'issue de cette édition. Pour en parler, Amélie Oudea-Castera, présidente du Comité olympique et sportif français, ancienne ministre des Sports, est l'invitée internationale de la mi-journée de RFI. Elle se projette par ailleurs sur l'organisation des prochains jeux d'hiver dans les Alpes françaises.

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  • Hommage à Quentin Deranque: «L'extrême droite et l'extrême gauche se sont construites en opposition»
    Feb 21 2026

    Dispositif policier extrêmement important aujourd'hui à Lyon dans le Sud-Est de la France, à l'occasion de la marche en hommage à Quentin Deranque, le jeune militant d'extrême droite tué la semaine dernière à la suite d'une rixe avec des membres présumés de l'ultra-gauche. Qui sont ces groupuscules qui se battent dans les rues de Lyon ? Pour comprendre les enjeux de cette actualité mouvementée lyonnaise, Olivier Guyottot, enseignant-chercheur à l'INSEEC Grande École, est notre invité international de la mi-journée.

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  • Corée du Nord: congrès crucial pour le parti politique de Kim Jong-un
    Feb 20 2026

    Le congrès du parti unique, organisé tous les cinq ans, a commencé ce vendredi 20 février 2026 en Corée du Nord. Le dirigeant Kim Jong-un a parlé d'un « tournant historique » à l'ouverture ce matin. L'événement devrait servir à définir et annoncer un large éventail de priorités et les objectifs du régime en matière nucléaire. Pyongyang, qui a procédé à de multiples essais de missiles balistiques intercontinentaux, a développé des liens étroits avec la Russie, envoyant notamment des soldats nord-coréens en soutien aux forces russes dans leur guerre contre l'Ukraine. Entretien avec Anthony Dufour, ancien correspondant en Asie de plusieurs médias français, auteur de livres et documentaires sur les Corées et réalisateur du documentaire La revanche des Kim.

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  • À Gaza, «le nombre réel de morts est nettement supérieur aux chiffres officiels»
    Feb 19 2026
    Le nombre de morts causé par la guerre à Gaza n'est toujours pas connu. Malgré le cessez-le-feu, l'enclave reste coupée du monde par les autorités israéliennes. Une équipe de scientifiques a cependant réussi à mener une enquête de terrain indépendante publiée dans la revue The Lancet Global Health. Elle révèle un chiffre bien plus élevé que ceux annoncés par les autorités locales. Alors que le ministère de la Santé de Gaza avait annoncé 49 000 morts durant les seize premiers mois après le début de l'offensive israélienne, l'équipe de scientifiques de l'université Royal Holloway estime que le chiffre réel serait plutôt autour de 75 000 morts. RFI a interviewé le directeur de cette étude, Michael Spagat, également président de l'ONG Every casualty counts. RFI : Vous révélez donc que le nombre de victimes durant les seize premiers mois de la guerre dépasse largement les chiffres donnés par le gouvernement du Hamas... Michael Spagat : La meilleure estimation que nous ayons se trouve autour des 70 000 morts. Le chiffre réel pourrait être plus bas ou plus élevé. Mais au-delà du chiffre exact, ce qu'il faut surtout souligner, c'est que le nombre réel de morts est nettement supérieur aux chiffres officiels donnés par le ministère de la Santé de Gaza. C'est le principal point à retenir. Il y a une sous-évaluation importante de la part du ministère de la Santé. Nous estimons que la différence est de 35%. Comment avez-vous travaillé pour documenter ces décès ? C'est une approche statistique, très similaire aux sondages d'opinion publique. Nous avons donc un échantillon aléatoire de foyers à Gaza. Nous établissons ensuite une liste de tous les membres du foyer au 6 octobre 2023, puis renseignons le sort de chacun, en particulier s'ils sont vivants ou morts. Et le principe essentiel est que si « X pour cent » des personnes couvertes par l'échantillon sont mortes, alors nous extrapolons pour estimer que ce même « X pour cent » de la population totale de Gaza est mort. Vous avez donc travaillé sur le terrain et non pas avec des documents venus d'hôpitaux ou d'autorités locales ? C'est ça. Nous n'avons pas du tout utilisé les archives officielles. L'un des points principaux était que notre travail soit totalement indépendant du ministère de la Santé de Gaza, car certains ont remis en question la véracité de ces chiffres. Notre étude n'a donc rien à voir avec les données du ministère de la Santé de Gaza. Et même si je n'étais pas personnellement sur le terrain pour l'étude, le partenaire palestinien de ce projet a des travailleurs de terrain situés à Gaza et ils ont mené le travail de terrain. L'enquête a donc été menée par des Palestiniens qui vivent à Gaza. Ils font donc partie de la vie et de la culture là-bas. Est-ce que vous pensez que cela peut changer quelque chose à la manière dont les gens ont répondu ? Je pense que le plus grand effet est que les gens étaient prêts à répondre aux questions parce que, bien sûr, personne n'est obligé de participer à une enquête. Et, il se pourrait que si des gens complètement extérieurs entrent, ils soient perçus avec suspicion et que les gens préfèrent ne pas répondre. Je ne pense pas que la présence de Gazaouis natifs influence les réponses, étant donné qu'ils répondent effectivement au questionnaire, mais nous avons obtenu un taux de réponse très élevé, et je pense que cela s'explique probablement par la nature des équipes d'entretien que nous avons utilisées. La question du décompte des morts à Gaza est très sensible. Il aura fallu du temps mais l'armée israélienne a fini par reconnaître que le bilan du Hamas était globalement juste, en précisant que la majorité des victimes n'étaient pas des civils. Ce n'est pas forcément ce que dit le Hamas... Les autorités sanitaires de Gaza ne font en réalité pas de distinction entre civils et combattants. Et ils ont raison car ils n'ont pas vraiment de base probatoire pour cela. Lorsque quelqu'un arrive et meurt à l'hôpital, comment savoir s'il était combattant ? Ils n'ont pas d'information de qualité sur cette question. Et nous n'avons pas non plus d'informations directes à ce sujet. Nous ne demandons pas aux gens de dire si les personnes qu'ils signalent comme mortes étaient des combattants ou des civils. Nous avons donc sûrement un mélange de combattants et de civils. Cependant, je pense que ce que l'on peut dire en se basant sur le mélange démographique, c'est-à-dire le mélange d'âge et de sexe des personnes tuées, c'est qu'un très grand pourcentage était certainement des civils. Les autorités sanitaires de Gaza évoquent plus de 570 morts depuis le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre dernier – ce n'est pas fini, on meurt encore à Gaza. C'est vrai. Et il est important de souligner que notre période de couverture ne s'étend que jusqu'au 5 ...
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  • En Cisjordanie occupée, «la situation se fige avec une domination israélienne sous tutelle américaine»
    Feb 18 2026

    Quatre-vingt-cinq États membres des Nations unies ont condamné, mardi 17 février, l'adoption par Israël de nouvelles mesures qui visent à étendre sa présence illégale en Cisjordanie occupée. Ils ont également réaffirmé leur « ferme opposition à toute forme d'annexion » qui pourrait entraîner la modification de sa « composition démographique ». Le gouvernement israélien n'envisage pas autrement le territoire que sous son contrôle, et il a l'appui des États-Unis. La situation est telle qu'il est désormais indécent de parler de processus de paix selon le chercheur Jean-Paul Chagnollaud, président honoraire de l'IReMMO et co-auteur d'Atlas du Moyen-Orient, (éditions Autrement).

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  • La diplomatie algérienne en quête d'un nouveau souffle
    Feb 17 2026

    Les récents efforts soulignent la détermination de l'Algérie à réaffirmer son poids diplomatique et à éviter une nouvelle érosion de son influence régionale. Les relations se réchauffent avec le Niger ; l'annonce du retour immédiat de son ambassadeur à Niamey met ainsi fin à une tension diplomatique qui durait depuis près d'un an. Le ministre de l'Intérieur français, Laurent Nuñez, a entamé, lundi 16 février, une visite à Alger pour tenter de renouer les liens bilatéraux sur les questions de sécurité. L'Algérie a vu sa diplomatie mise à rude épreuve après l'adoption, le 31 octobre 2025, d'une résolution de l'ONU favorable au Maroc sur le Sahara occidental, où Alger soutient les indépendantistes du Polisario. Entretien avec le politologue Naoufel Brahimi El Mili, auteur de France-Algérie 50 ans d'histoires secrètes (Fayard).

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  • Deux ans de la mort d'Alexeï Navalny: «Il est difficile de trouver un successeur direct à son action»
    Feb 16 2026

    Deux ans après la mort d'Alexeï Navalny, sa mère demande justice et veut savoir exactement ce qui s'est passé. Une enquête menée par cinq pays européens affirme qu'il a été « empoisonné » avec une toxine rare. Le Kremlin juge « infondées » les accusations européennes d'empoisonnement par Moscou. Malgré les risques, de très nombreux sympathisants de l’opposant continuent de lui rendre hommage. Depuis sa mort, toutes les traces de son travail et de son action ont été soigneusement effacées de l'espace public par le pouvoir. Entretien avec Morvan Lallouet, membre du collectif de recherche sur la Russie Coruscant, co-auteur de Navalny, l’homme qui défie Poutine, éditions Tallandier.

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