• Course à pied : pourquoi le running explose, des bonnes résolutions aux marathons
    Jan 8 2026

    12,4 millions. C’est le nombre de Français qui déclaraient courir en 2025, dont deux sur trois au moins une fois par semaine. La course à pied est clairement devenue une activité de masse et encore plus depuis le Covid et le confinement. C’est bien simple, la course à pied est désormais devant le foot en valeur de marché.

    Et s’il y a bien un chiffre qui résume l’engouement actuel autour de ce sport dans la région c’est celui lié au retour du marathon de Lille, disparu depuis 31 ans. Ouvertes le 1 er décembre, les inscriptions ont affiché complet en à peine deux heures avec 18 000 dossards attribués.

    Un succès éclair qui en dit long et qui n’est pas le seul car à Lille, dans la métropole et plus largement dans les Hauts-de-France, la course à pied n’a jamais été aussi populaire. 10 km, semi-marathons, trails, sorties collectives… les événements se multiplient, les inscriptions explosent, et les parcs n’ont jamais compté autant de coureurs, même en ce mois de janvier froid.

    Alors, pourquoi court-on autant aujourd’hui ? Est-ce un effet post-Covid, une quête de bien-être, ou tout simplement un sport accessible dans un contexte économique tendu et la résolution la plus simple à tenir quand l’année commence ? Qui sont les coureurs d’aujourd’hui ? Comment ce sport accessible est aussi devenu un vrai business et comment les organisateurs de courses font-ils face à cet engouement ?

    On en parle avec Etienne Dujardin, journaliste au service d’actualité en continu et coureur passionné et David Delporte, notamment spécialiste de l’athlétisme au service des sports de la rédaction.

    Et si vous voulez vous mettre à la course en ce début d’année, La Voix des Sports organise pour la première fois sa course des 2 stades. Avec des parcours de 6 et 10 km, elle reliera le Stadium Lille Métropole à la mythique Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy, les 25 et 26 avril prochains.

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  • Comment la cocaïne est devenue une drogue à portée de tous
    Dec 18 2025

    Elle circule dans les toilettes des bars lillois, dans les soirées de villages, on la consomme parfois même avant d’aller travailler. Longtemps associée à une élite urbaine, la cocaïne s’est démocratisée, au point de devenir la première drogue illicite en valeur en France, devant le cannabis. Comment en est-on arrivé là et quelles sont les conséquences pour les consommateurs ? On en parle dans notre nouvel épisode de notre podcast Hors-Texte.

    La France est en train de basculer. Pour la première fois, le marché de la cocaïne dépasse en valeur celui du cannabis : plus de 3,1 milliards d’euros, contre 2,7 pour l’herbe en 2023. Une montée en puissance fulgurante qui révèle une réalité : la cocaïne n’est plus une drogue de milieu fermé, associée aux soirées branchées ou aux élites. Aujourd’hui, elle circule partout. Dans les grandes villes comme dans les campagnes, dans les open spaces, les entrepôts, les bars de village… et dans toutes les catégories sociales.

    « Tout le monde consomme », disent les chercheurs. Et les organisations criminelles l’ont bien compris : prix en baisse, pureté en hausse, stratégies commerciales agressives… La cocaïne est en train de se démocratiser.

    Alors comment expliquer ce basculement ? Pourquoi ces drogues séduisent-elles autant ? Comment les réseaux s’organisent-ils ? Et que raconte cette explosion de la demande sur notre société, notre rapport au travail, à la performance, au plaisir, ou même à la fatigue ? Qu’en disent les consommateurs et les addictologues ?

    On en parle avec Antoine Maes et Bérangère Barret, tous les deux journalistes au service régional de la rédaction et auteurs d’un dossier sur le sujet.

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  • Isolement, charge mentale, responsabilités : pourquoi les petits patrons sont à bout
    Dec 11 2025

    Ils prennent soin de leur entreprise mais pas de leur santé. La santé mentale des chefs d’entreprise, et en particulier celle des petits patrons, est un sujet tabou.

    Mais derrière la réussite, l’énergie et le courage qu’on prête à ces dirigeants, il y a aussi, bien souvent, de la solitude, du stress, un sentiment d’isolement et, parfois, une vraie détresse. Dans les Hauts-de-France, 85 % des dirigeants de petites sociétés souffriraient de maux physiques ou psychiques… et un tiers d’entre eux souffriraient de dépression et d’anxiété… mais 66 % d’entre eux estiment qu’il ne faut pas en parler.

    Quels sont les maux dont ils souffrent exactement ? Comment en est-on arrivé là et pourquoi cette réalité est si peu abordée dans le monde du travail ? Quelles sont les histoires de vie qu’on retrouve derrière ce sujet ? Comment lutter contre ce phénomène ? On en parle avec Nathalie Labreigne, journaliste au service économie du journal et autrice d’un dossier sur le sujet.

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    14 Min.
  • Pourquoi l’élection de Miss France est-elle encore si populaire ?
    Dec 4 2025

    Chaque année, c’est un rituel. Des candidates venues de toutes les régions de France, des millions de téléspectateurs, des débats enflammés… Miss France est un concours de beauté centenaire qui semble défier le temps. L’an dernier encore, l’émission de télé a réuni près de 8 millions de personnes devant leur écran, faisant du concours la deuxième plus grande audience de divertissement de l’année sur les chaînes françaises.

    Un spectacle populaire qui réunit toutes les générations mais qui cristallise aussi les paradoxes. Comment cette élection continue-t-elle d’attirer un public aussi massif, alors même que la société évolue, que le féminisme se renforce et que les attentes autour de la représentation des femmes changent profondément ? Tradition et modernisation, glamour et critiques, divertissement familial et enjeux sociétaux… Miss France, c’est un peu de tout ça à la fois.

    Alors, qu’est-ce qui fait que Miss France reste un phénomène culturel, au succès persistant même en 2025 ? Pourquoi le concours est bien plus qu’un show télé et pourquoi notre région y est particulièrement attachée ? Comment couvrir un tel événement quand on est un journal d’information comme le nôtre et comment nous avons, nous aussi, évolué dans notre manière de nous intéresser au sujet ?

    On en parle avec Christian Canivez, journaliste au service régional de la rédaction et Natalie Grosskopf, spécialiste télé.

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    24 Min.
  • Sur les traces d’un prêtre prédateur sexuel que l'Eglise n'a pas arrêté
    Nov 26 2025

    Jacques Delfosse pourrait être l’un des pires pédocriminels de l’Église de France. Prêtre dans le Nord puis en région parisienne, il aurait agressé sexuellement des dizaines d’enfants entre les années 1960 et 2000, notamment lors de colonies de vacances. Longtemps restée sous les radars, l’affaire refait aujourd’hui surface grâce à deux nouvelles plaintes déposées en 2023 et 2024. Dans cet épisode, notre journaliste Bruno Renoul raconte son enquête sur ce prêtre déjà condamné en 2007 pour deux viols, mais qui pourrait en réalité compter plus d’une cinquantaine de victimes. Il a retrouvé des hommes et des femmes qui ont accepté de lui parler de leurs souvenirs, parfois enfouis, et des traumatismes laissés par ces agressions.

    L’enquête met aussi en lumière les défaillances de l’Église : plusieurs responsables étaient informés, mais Jacques Delfosse n’a jamais été réellement éloigné des enfants. Les diocèses de Lille et de Créteil sont désormais visés par des plaintes pour non-dénonciation. Fait rare, notre journaliste est également allé frapper à la porte de Jacques Delfosse, aujourd’hui âgé de 88 ans, qui a accepté de livrer sa version des faits dans un échange glaçant. Un épisode difficile, mais nécessaire.

    Si vous vous reconnaissez dans le récit du parcours de Jacques Delfosse, que vous pensez avoir été victime de ce prêtre, et que vous souhaitez vous manifester pour apporter votre témoignage, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

    Contacter les cellules d’écoute que les diocèses ont mises en place pour prendre en compte la parole des victimes d’abus sexuels dans l’Eglise. Pour le diocèse de Lille, on peut écrire à ecoute.victimes@lille.catholique.fr ou laisser un message au 06 85 07 30 96. Pour le diocèse de Créteil, c’est paroledevictime93-94@eveche-creteil.cef.fr ou le 01 41 83 42 17. Pour celui d’Evry, le mail est paroledevictimes91@eveche-evry.com et le téléphone le 01 60 91 17 05.

    Porter plainte directement auprès de la police ou de la gendarmerie, ou écrire au procureur de la République de votre secteur.

    Contacter l’INIRR (Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation), une structure mise en place par l’Eglise pour aider les victimes à parler, reconnaître les faits qu’elles ont subi et les indemniser. Cette instance peut être contactée par mail (secretariat@inirr.fr) ou par courrier postal (41, boulevard du Montparnasse 75006 Paris).

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    26 Min.
  • Emmanuel Macron face aux lecteurs de La Voix du Nord : les coulisses d'une rencontre exceptionnelle
    Nov 19 2025

    Emmanuel Macron face aux lecteurs de La Voix du Nord pour parler de la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes.

    C'est une rencontre exceptionnelle qui a eu lieu ce mercredi à Arras. Mais avant que le président n’entre en scène et que nos abonnés ne prennent la parole, il y a eu des jours de préparation, des dizaines d'appels avec l’Elysée, des choix parfois délicats, une sécurisation drastique... Bref, une logistique impressionnante et millimétrée.

    Dans cet épisode, on vous raconte les coulisses de ce moment qui aura duré plus de deux heures et réuni 200 personnes. Comment une telle rencontre se met en place ? Pourquoi Emmanuel Macron a choisi La Voix du Nord pour s’exprimer sur ce thème précis ? Comment les lecteurs qui l’ont interrogé ont-ils été choisis ? Comment la rédaction en chef a-t-elle construit ce moment d’échange pour qu’il reste libre, exigeant et représentatif ? Et surtout, comment s’organise la sécurité et la coordination avec l’Élysée, quand un président se déplace dans une salle avec des citoyens invités à parler sans filtre ?

    Et sur place, comment s’est déroulée cette rencontre hors du commun ?

    On en parle avec Stéphanie Zorn, rédactrice en chef du journal, Julien Lecuyer, reporter spécialiste politique et Laurie Moniez, cheffe du service régional de La Voix du Nord, tous les deux, aux manettes de cette rencontre.

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    19 Min.
  • Les cicatrices du 13 novembre, dix ans après
    Nov 13 2025

    Le 13 novembre 2015. Une date gravée dans la mémoire collective. Dix ans ont passé, et pourtant… chacun se souvient encore de ce qu’il faisait au moment où tout a basculé.

    Ce soir-là, à Paris, dans les rues du 10e et du 11e arrondissement, au Bataclan, au Stade de France, le terrorisme islamiste frappait aveuglément, faisant 130 morts, des centaines de blessés, et laissant notre pays pétrifié.

    Mais alors dix ans plus tard, que reste-t-il du 13 novembre ? Comment les victimes, les rescapés et leurs proches ont-ils vécu ces dix années ? Comment les policiers, les secouristes, les journalistes, ceux qui étaient en première ligne, ont-ils appris à vivre avec ces souvenirs ? Et que dit, aujourd’hui, le 13 novembre de notre société… Dix ans après, sommes-nous devenus une société différente, qu’a-t-on appris sur notre rapport à la peur, à la justice et à la liberté ? Et à l’inverse, qu’a-t-on oublié ?

    On en parle avec Olivier Berger, Julien Lecuyer et Sébastien Leroy, tous les trois journalistes de la rédaction, et ayant à la fois couvert les faits où rencontré les victimes nordistes du 13 novembre dont on entendra aussi des témoignages dans cet épisode.

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    27 Min.
  • Comment un dragon a permis à Calais de changer de visage
    Nov 6 2025

    Calais. Une ville portuaire connue pour ses ferries, son terminal transmanche, et… ses crises migratoires. Une ville souvent décrite comme une frontière où les barbelés et le mot « jungle » en ont effrayé plus d’un. Et pourtant… depuis six ans, Calais s’est aussi fait connaître pour une tout autre raison : un dragon géant, fait de métal et de bois ! Une créature monumentale qui arpente son front de mer avec des touristes à son bord et qui, au fil des saisons, est devenue une sorte de totem urbain. Le symbole d’une ville qui veut se raconter autrement.

    Rénovation urbaine, explosion de la fréquentation touristique, retombées économiques estimées à près de 15 millions d’euros par an, changement d’image… Ce dragon, conçu par la compagnie de La Machine de Nantes, a bouleversé bien plus que le paysage touristique : il a transformé une partie du territoire.

    Six ans plus tard, Calais s’apprête à accueillir une nouvelle créature : le Varan de voyage. Trois jours d’événement annoncés les 7,8 et 9 novembre, 400 000 visiteurs attendus, une logistique hors norme. Et derrière la performance artistique, une ambition urbaine et économique : prolonger – et amplifier – la transformation de la ville.

    L’enjeu est clair : consolider l’élan initié par le dragon et ancrer un peu plus Calais dans une dynamique culturelle, touristique et économique. Mais alors cette stratégie peut-elle durer ? Quels effets réels sur le territoire, sur la vie locale et sur les habitants ? Peut-on vraiment transformer une ville grâce à des créatures mécaniques ?

    On en parle avec Olivier Pecqueux et Eric Dauchart, tous les deux journalistes à la rédaction de Calais.

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    22 Min.