• Ma clown Claudette
    4 Min.
  • La force du binôme !
    Feb 15 2026
    J’étais le wk dernier dans les monts du Lyonnais chez l’une de mes soeurettes. Danscette belle maison retapée de leurs mains au fil des années, se côtoient parpériodes, une trentaine d’humains au cœur joyeux, immense famille à l’Italienne,filles et fistons, neveux, nièces, copains, conjoints, voisins, et toute une équipe decousins de 6 mois à 13 ans, à l’énergie solaire et à la tendresse contagieuse. Cettemaison est une véritable auberge du bonheur. Vous y passez 48h, vous en revenezbéats, durablement imbibés de cet amour intense et libre qui y circule à flots. Unefamille multi-culturelle, aux profils atypiques, dans laquelle chacun, du plus vieux auplus petit, veille sur l’autre, d’une façon particulière et belle. Samedi matin, on décidede pédaler en chœurs jusqu’au village voisin. Des vélos de toutes les tailles sontrépartis par âge et par format. Chacun enfourche sa monture à roulettes, à pédales,à vitesses, on installe les tout petits à l’arrière sur les porte-bébés et c’est parti lacolonie sur les chemins jolis entre vignes et pommiers ! Trop drôle cette queue-leu-leu d’enfants acharnés dans les côtes, pas flippés des descentes, fiers et ferventscomme des cavaliers en croisades, qui s’attendent aux ronds-points, se surveillentdu coin de l’œil, se font des politesses et s’échangent leurs montures au gré de leursenvies. J’étais au spectacle, hilare de bonheur, épatée par la ferveur de cette petitetroupe aux guiboles miniatures et sacrément sportives. Quels coups de pédale et devolonté ! Un p’tit binôme complice m’a particulièrement fondu le coeur. Marius, 7 anspédalait en danseuse dans les côtes sur son micro vélo, courageux, un vrai athlètedu Tour de France, tout en crachant régulièrement larmes et poumons avant deréattaquer la route. A côté de lui, Manël, sa cousine de 2 ans, ballotée dans sonporte-bébé, ne le quittait pas du regard, le suivait, le fixait, et l’appelait. La p’titepoupette faisait littéralement la coach ! Marius, régulièrement tournait vers elle saptite bouille toute suante et les 2 se décochaient alors des sourires de vainqueurs àfaire fondre une banquise. Elle lui filait de la force, il puisait de l’énergie, on aurait ditque le soleil s’allumait entre eux à chaque croisement de regards ! J’avais devantmoi, grâce à ces 2 p’tits êtres totalement connectés, une belle et tendre analogie del’accompagnement thérapeutique. Sur la route côte à côte, elle dans son siège,détendue mais attentive, concentrée, ne perdant pas une miette du plaisir ou de lagalère ressentis par son cousin chéri. Lui, volontaire, riant ou râlant selon la dosed’effort, porté, soutenu, encouragé, consolé par le regard de sa mini cousine. Un vraibinôme de vainqueurs ! A l’arrivée, après 1h de ce voyage intense, leur joie et leurfierté communes ! Rien de plus inspirants que 2 enfants aux cœurs tout purs reliésl’un à l’autre comme 2 anges de lumière, témoignages ambulants de la force dubinôme ! Si ça fait belle lurette que nous roulons sans p’tites roulettes, on a toujoursbesoin d’un plus petit que soi ! Binôme thérapeute/patient, binôme d’amis, binômetoujours !
    Mehr anzeigen Weniger anzeigen
    4 Min.
  • Danse-thérapie, le corps à coeur !
    Feb 8 2026
    4 Min.
  • Pause Biscuit !
    Feb 1 2026
    Ma fille m’a offert il y a peu avec amour un bon pour un atelier biscuit. Slurp, je mevoyais déjà en tablier, une toque sur le crâne en forme de soufflé au fromage, lalangue au coin de la bouche, découvrant béatement le savoir-faire des artisans de laGourmanderie !Je nous voyais l’une et l’autre résolument attablées, l’appétit en alerte et les papillessalivantes, mettre nos mains à la pâte en reniflant des saveurs de cannelle, debadiane, de coriandre moulue, d’anis étoilé, de vanille et de violette citronnée. Jenous voyais fouetter la crème la bouche en cul de poule, garnir avec enthousiasmedes larges poches à douille de génoises et cheesecakes en puissance, nous musclerles biceps en grands gestes énergiques de rouleaux, racler avec application desrécipients à coups de Maryse en composite et lécher goulument des mixturesindigestes de blancs d’œuf au beurre de cacahuète ! Ca y est, je nous voyaisexpertes en sablés cacao fleur de sel, parmesan et piment d’Espelette !En réalité, je n’ai absolument rien fait de tout ça, parce que ma fille m’avait offert unatelier biscuits oui en effet, mais des biscuits d’assiettes et carafes céramique enfaïence, des biscuits qui se peignent et ne se croquent qu’avec des crayons àdessin ! Et quelle idée toute aussi gustative !Aussi novice l’une que l’autre en matière de peinture sur assiette et pichet, on a ripendant 2h et demi, s’observant à tour de rôle colorier nos potiches la langue au coindes lèvres avec l’art et la manière d’enfants de Grande Section. Le maniement despinceaux sur formes courbes étant une parfaite découverte, les formes improbablesqui nous sont sorties des chapeaux et pinceaux ne relevaient d’aucun style, aucungenre et le résultat était purement comique. Si je vous montrais nos œuvres, je vousmettrais au défi de reconnaître les oiseaux et homards qu’on a essayé de pondre !Vous les prendriez à coup sûr pour des dinosaures et des clés à mollettes.Mais tant pis ! Enfin, tant mieux ! Car ces 2h et demi d’improbable créativité mère etfille ont été une véritable bulle de bonheur, un espace-temps truffé de joie. Le mondeautour n’avait plus de prise sur nous, nous étions abritées des bruits et du remue-ménage de nos voisins, du temps qui passe, des pensées habituelles et des besoinsd’ailleurs. Nous étions là, ensemble, affairées à nos gribouillages sur faïence, dansl’humour et le fou-rire, sans âge et sans autre besoin que de vivre totalement cemoment. Ha mais que ça fait du bien !C’était tout simplement l’analogie parfaite d’un atelier art-thérapie : créer sans talentexplicite et sans autre but que d’être là, à l’écart des habitudes et des routines, dansun partage bienfaisant tout plein de complicité ! Merci ma fille inspirée par l’amour !Inventons des moments-parenthèses bons et précieux comme ce cadeau de ma fille,osons des expériences nouvelles, des premières fois ! Il n’y a pas d’âge pour croquerla vie comme un biscuit citron-violette ! Que votre semaine soit belle, goutue façonhomard !
    Mehr anzeigen Weniger anzeigen
    4 Min.
  • La récup'-thérapie !
    Jan 25 2026
    En balade avec des cousins l’autre wk, on a fait dans la campagne près deCarcassonne une découverte tout à fait singulière. Sur un joli terrain au reliefpoétique, nous sommes tombés nez à nez avec toutes sortes de personnagesimprobables, objets inédits, inventions à la Jules Verne, machines à remonter letemps, créatures interloquantes exposées au creux des arbres, au bord du chemins,taillés dans de grands morceaux de fer de récup, de métal, de vieilles roues.Cheminant à pas lents, nous avons rencontré ébahis une famille de pantins sculptésdans du tuyau de poêle assis sur une branche entre 2 chouettes en fils de fer, unegamine en métal assise sur une balançoire en chaînes de vélo, un renard tout fait debouchons de liège, les yeux en boulons, vissé sur un vieux capot couvert de bosses,d’anciennes charrues devenues des bancs propices à la contemplation, des lapinsen fourchettes, des oiseaux à queues de pelle, des créatures à tête de pharepédalant fièrement sur un vieux tricycle rouillé, des dinosaures à poils de balai, desbestiaux à 5 pattes et à cornes de fourches, un bélier en bouclettes de ressorts, unoiseau aux ailes de râteaux. Véritable Eldorado du recyclage ! Après 1h dedécouvertes féériques, nous avons atterri dans les bras, ou presque, de l’artisteauteur de ces trésors, qui méditait en scrutant l’horizon, accroupi sur une souche,une pensée bleue entre les dents. Un poète soixantenaire, solitaire, qui nous a confiéavec un cœur d’enfant le pourquoi du comment : à la suite d’une rupture douloureuseavec l’un de ses enfants, il s’est réfugié dans la frappe du métal et la torsion du fer, ynoyant son chagrin, y défoulant sa peine. La relation avec son fils s’est restauréeavec le temps, et la passion de la création ne l’a plus jamais quittée. Il crée encor etencore, non plus par défoulement mais par amour de la poésie, par inventivitéfoisonnante, par humour, par envie ! Notre homme écrit des vers sur les troncs deschênes centenaires, sculpte toute matière qui lui vient sous la main, rit avec sescréatures, voyage sur ses engins lunaires. Ce terrain est désormais peupléd’habitants uniques au monde, d’œuvres de fer et métal aux allures et silhouettesépatantes, et nous promeneurs d’un moment nous y sommes évadés comme enrêve car cette belle énergie créative est porteuse, étonnante, intrigante etbienfaisante ! Notre artiste a lâché et consolé sa peine exactement comme on le faiten art-thérapie, en créant sans intention de montrer, parce qu’il en éprouvait lebesoin. On pourrait appeler ça la récup-thérapie ! Voilà un bel exemple derestauration psychique par la créative-attitude ! Quand nous sommesdouloureusement atteints, tristes, anxieux, angoissés, prenons à bras le cœur ce quinous passe sous la main, capsules, vieille fourchette, pelle à tarte, cannette, chariot,trombones, coupe-ongles, écrous, jantes, morceaux de portail, barquettes alu, etlaissons libre cours à notre imaginaire, car de toutes ces vieilleries pourraient biennaître la clé du paradis ! Que votre semaine soit thérapeutiquement et drôlementcréative !
    Mehr anzeigen Weniger anzeigen
    4 Min.
  • La dentaire-happy !
    Jan 18 2026
    Allongée l’autre jour sur le fauteuil chez le dentiste, la bouche grande ouverte, à lamerci des soins de mon amie chirurgienne et de son assistante, je riais, un peu jaunej’avoue, entre 2 déglutitions laborieuses, en imaginant la scène vue de haut. 2 êtresbardés de masques et de grandes lunettes de protection, affairés à la plus délicatedes missions : détartrer, désenflammer, assainir, désinfecter, aspirer, les dents, lesinterstices et les gencives d’un 3 ème personnage, moi en l’occurrence, docile parnécessité mais tendu de pied en cap comme un fil dentaire quand on le tient entre lepouce et l’index. J’admire la délicatesse de mon amie soignante à sa capacité àrassurer ses patients en donnant aux instruments barbares qu’elle utilise desfonctions jolies et poétiques : la seringue s’infiltre en douceur pour un voyagedentaire paisible et détendu, la fraise fait une balade de routine aux contours de ladent pour en polir délicatement la surface, le détartreur est une curette à ultrasonséliminant la plaque avec amour, la pompe à salive élimine incognito les fluides etdébris présents au sein de la bouche, conduite par la main experte de son assistanteau gré des déchets à recycler. Mes 2 copines, penchées à ma droite et à ma gauchesous la lampe articulée, plongées à 4 yeux et 4 mains dans mon gosier,m’informaient des progrès de l’affaire avec ferveur et enthousiasme « n’aie pas peur,je vais inspecter ta molaire » « attention, j’atteins ta dent de sagesse » « Super, tescanines sont comme neuves » « c’est enflammé là, à coup sûr un abcès gingival, onva réparer ça » « aspire par ici s’il te plait » « ouvre grand ta mâchoire supérieure, jen’ai pas assez d’espace pour atteindre le fond ». Je tournais bravement la tête dedroite et de gauche au gré de leurs demandes en roulant des yeux comme unecrevette-mante tout en émettant des sons de glotte improbables pour approuver oucontredire le débat. Après cette belle coopération, j’ai été contente d’avoir 3secondes de répit pour utiliser comme une serviette de gala le bavoir en papier quime pendait au menton, et me tamponner les coins de la bouche avec la classe etl’élégance de la Marquise de Montespan. A peine cette opération terminée, mes 2copines me réallongent et m’enfournent dans le bec une caméra intra-orale pour unreportage son et vidéo des moindres recoins de ma bouche. L’enquête du siècle !Quel moment de bonheur ! Si le soin dentaire était une art-thérapie, la dentaire-happy, ça se saurait, n’empêche quand votre dentiste est une poète et une artiste,c’est déjà merveilleux, et dans tous les cas, cette expérience souligne que tout soin,qu’il soit dentaire ou art-thérapeutique, d’autant plus s’il implique labeur et douleur,nécessite le tact éminent du thérapeute pour envelopper, soutenir, accompagner etsoigner le patient avec délicatesse. Le patient a besoin d’être rassuré, apprivoisé etc’est au thérapeute d’instaurer confiance et sécurité avec finesse pour cheminer aveclui et apaiser les maux psychiques et émotionnels les plus rudes. Si nousappréhendons notre prochain RV dentaire, sourions de toutes nos dents en pensantque c’est une belle occasion de cultiver le lien de confiance avec notre dentiste !Nous en ressortirons enrichis, même avec une dent de sagesse en moins !
    Mehr anzeigen Weniger anzeigen
    4 Min.
  • « Elle est trop belle ta jupe ! »
    Jan 4 2026
    J’ai adoré cette petite exclamation enthousiaste, toute chargée d’amour et d’humourque m’a lancée l’autre jour une patiente centenaire en conclusion d’un atelier chant-thérapie, avec un gros clin d’œil frétillant. Depuis 1h on vibrait ensemble dechansons en mélodies, de swings en balancements de mentons, dans cette salled’Ehpad aux allures de cantine. Germaine, Augustine, Marie-Thérèse, Bernadette,les yeux et le coin des lèvres pétillants d’émotions, s’étaient laissées embarquer,reconnectées à leurs 20 ans. Je suis tellement touchée de voir ces corps fragiles,menus, se déplier, se relever, se déployer sous l’effet des chansons et musiquesreconnues, de voir ressusciter les émotions vécues sur les pistes de bal de 1935 ! Jeprends toujours en fin d’atelier un temps face à chacun, pour stimuler la verbalisationet l’expression des ressentis. « La musique ça m’apaise, j’aime danser, je me sensjeune, je savais pas que j’avais encore une voix »…Cette fois, l’exclamationd’Huguette sortie de son cœur comme une évidente conclusion m’en a bouché uncoin ! « Elle est trop belle ta jupe ! » Ma jupe ? Quel rapport avec le chant, nos voix,ces rythmes ? Ma jupe honnêtement concrètement n’avait en plus rien d’épatant.Mais j’ai saisi dans ces mots d’Huguette lancés comme une étincelle la larme à l’œilet le sourire en coin, que ma jupe, ce bout de tissu, n’était pas seulement l’objet desa joie, mais le prétexte à créer un lien entre nous 2, ma jupe comme un fil d’or entrenous : on se connait, je t’ai vue, on a des goûts communs, on est proches, ensembleon a tous les âges, pas 50 ou 100 ans, celui de l’éternité. Il était clair que l’intention àsaisir derrière cette petite phrase de rien était dense, profonde. A 100 ans plus quejamais ce ne sont pas les mots du dehors qui comptent, mais le message offert àl’arrière de ces mots. Ta jupe est belle, c’est merci, c’est je t’aime, c’est reviens, c’estje veux vivre ce lien. Cette petite phrase sobre et lumineuse, c’est une étincelled’amour et de vie. Huguette a 100 ans, et c’est elle qui donne encore, c’est elle quiétonne, qui surprend. C’est elle qui a le mot de la fin, insolite, incisif, bref, jailli ducœur, chargé du désir de vivre et d’aimer. Elle est trop belle ta jupe ! Uneexclamation enfantine et libre, dérivée de la question, dépassant l’attente, drôle etvivante ! Huguette dans cette conclusion nous a ramenées ensemble à l’uniqueessentiel : le lien. Qu’importent les outils thérapeutiques, le chant, la gestuelle, lamusique, le pinceau, le nez de clown, qu’importe la manière de vibrer, pourvu que lelien soit et nous saisisse à l’endroit le plus vital, à cœur et au cœur ! Nippésélégamment ou bien fripés dans nos peignoirs, cultivons en tous moments nos liens,thérapeutiques, pro, amicaux, familiaux… Maintenant et jusqu’à nos100 ans, ils sontnotre essentiel, notre ciel ici-bas !
    Mehr anzeigen Weniger anzeigen
    4 Min.
  • La micro-thérapie !
    Jan 1 2026
    La thérapie par le micro devrait être développée ! Pour les interviews de mes amisporteurs de handicap, j’utilise bien sûr du matériel radio, j’ai donc des micros de taillecertaine que mes interviewés posent sur leur menton ou que j’actionne moi-mêmepour leur éviter la contrainte de le manipuler. Le p’tit moment d’installation du matosfait déjà son effet : les câbles à brancher, le casque à poser, les micros à distribuer,tout ce petit attirail a du charme et déclenche des commentaires, des questions, del’excitation ! On sort de la routine, il va se passer quelque chose, cette ambiance destudio donne des ailes à nos artistes du cœur ! C’est un moment croustillant, à part,un moment bulle, décalé des habitudes, une parenthèse joyeuse et heureuse.L’interview démarre par enchantement au beau milieu de cette ambiance rieuse etchaleureuse. Le principe de causer dans un gros micro noir ouvre des vannesnouvelles, donne des envies de confidences, nos amis se savent importants, tout setait et se concentre sur eux, à l’écoute de leurs mots, de leurs cœurs simerveilleusement accessibles ! Il se passe quelque chose dans ces mots échangés,quelque chose de beau, quelque chose de bon, que sans doute auditeurs vouspercevez et recevez, qui nous écarquille l’âme ! L’interview micro en main est à monsens un espace tout simplement thérapeutique parce qu’il libère, il ouvre, il faitremonter des profondeurs les émotions intenses de nos amis porteurs de handicap :par les mots que le micro les pousse, les stimule à exprimer, mais au-delà par lafierté visible, tangible sur leur visage, dans leur posture, dans leur regard, la fiertéd’être eux-mêmes, et cette fierté est bouleversante ! Ils sont fragiles, ils le saventpour la plupart, ils sont beaux, ils ne le savent pas pour la plupart. Cet espace deparole met en avant leur dignité, leur bonté, leur verticalité, et notre propre petitesseface à une telle lumière ! Quand Jérémie réclame une interview alors que sonautisme le pousse à se cacher et s’isoler, c’est un bonheur ! Quand Dorothée choisitpour l’interview un prénom de scène par pudeur, par peur d’être reconnue, maisqu’elle se livre ensuite au micro avec une liberté et un aplomb sidérants, c’est dubonheur ! Quand Mathias, grand autiste qui court toute la journée, se pose et causedans le micro 10 minutes sans allers ni venues, le visage rayonnant, c’est dubonheur ! La thérapie par le micro devrait être développée encore et encore auprèsde ceux qu’on entend moins, ceux dont les mots sont hachés, les taiseux, lesbègues, les non verbaux, les ultra émotifs, les grands timides, les cachés, les petits,les fuyants, les flippés, les sans voix. A eux le son, à eux la place, à eux les ondes !
    Mehr anzeigen Weniger anzeigen
    3 Min.