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  • Sound of metal 1.
    Feb 11 2026
    Sound of metal (2020) avec Riz Ahmed magistral, a reçu l’oscar du meilleur acteur en 2021, musicien perdant son ouïe, s’isole parmi les sourds. Vend tout ce qu’il a pour se faire opérer et avoir un implant. Sa relation avec Lou est une relation d’interdépendance. Ils se sont sauvés la vie mutuellement. Lui est fils d’une infirmière militaire, passant son enfance d’un pays à l’autre. Louise dit Lou est la fille d’une mère qui l’a éloignée de son père et qui s’est suicidée. Louise se scarifie. Ruben Stone et Lou sont ensemble et font des tournées musicales avec le camping-car de Ruben. Dès qu’elle apprend qu’il devient sourd, elle appelle Hector (son père) qui lui a trouvé une communauté de sourds. Lou l’oblige à y rester parce qu’il a menacé de se tuer. Elle sait que cette menace risque de la détruire à nouveau. Elle appelle son père, prend le taxi et l’avion et le rejoint, laissant Ruben à cet homme, Joe, ancien alcoolique et sourd, qui a fondé une communauté de sourds considérant que ce ne peut être un handicap. Ruben est toxico à l’héroïne, est clean depuis 4 ans. Ce vieil homme lui apprend à retrouver de la sérénité dans l’écriture et le silence, recherchant ainsi son propre bonheur, son paradis personnel. Film plein d’émotions et de silences qui en disent long, des regards, des gestes, la langue des signes, des prises de vue significatifs de sens. Voici un dialogue entre Ruben et Joe à 1h21 du film. Les silences, les respirations, les souffles, les mots, le regard des acteurs, surtout de Riz Ahmed sont incroyables de vérités et d’émotions. R. Ça y est, je l’ai fait.J. Fait quoi ?R. L’intervention.J. comment t’as réussi à payer ?R. J’ai vendu mon camping-car et d’autres trucs.J. ok.R. Écoute Joe, j’ai aucune envie d’avoir à m’expliquer là tout de suite. C’était le moment c’est tout. C’était le moment d’agir, de me bouger. Tu vois ? D’essayer de sauver ma putain de vie, et c’est ce que je fais ! ok ? Personne d’autre le fera pour moi. D’accord ? Si je reste là à me tourner les pouces, ça m’apportera quoi ? Rien ! Et toutes ces conneries, ça n’a aucune importance. Ça compte pas, ça passera ! Ça c’est sûr ! Si demain je disparais, qui va s’en soucier ? tout le monde s’en foutra ! Je suis sérieux ! Et c’est normal ! C’est la vie ! C’est la vie. Non sérieusement, ok ? Le temps passe, les choses passent, tout passe putain !J. J’aimerais savoir si au cours des matinées que tu as passé dans cette pièce, assis, tu as vécu un seul moment de sérénité. Parce que c’est vrai Ruben, le monde continue sa marche infinie et elle peut être affreusement cruelle parfois. Mais pour moi, ces instants de sérénité, cette pièce, c’est un… un vrai paradis. Et ce paradis, jamais il ne t’abandonnera. Mais, je vois que tu as fait ton choix, pas vrai ?R. Ouais.J. Et je souhaite sincèrement qu’il t’apportera le bonheur Ruben.R. Merci… je voulais te demander Joe, je sais pas si c’est possible… J’ai besoin d’argent, pour récupérer mon camping-car. Tu vois ? Tu sais bien qu’avec Lou c’est l’endroit où on vit, c’est chez nous. C’est chez nous… Je te les rendrai, je te rembourserai. C’est juste que là tout de suite, le temps joue contre moi.J. Ruben, j’ai du mal à saisir la situation dans laquelle tu t’es mis, mais de mon point de vue, tu as l’attitude et le discours d’un drogué.R. Non non, non non pas du tout ! Je suis pas, j’ai pas, j’ai pas, je suis pas un… bon c’est bon d’accord, ma situation va s’arranger. Ok ? Sérieux, ma copine, elle a un père qui est très riche, et il va me filer le blé, c’est quedal pour lui, t’imagines même pas à quel point c’est quedal… Sérieux hein ? Je suis trop débile ! Pardon d’avoir posé la question… Ok ?J. Ok.R. S’il te plaît, est-ce que je peux rester trois-quatre semaines jusqu’à ce qu’ils activent le truc-là ?J. Ruben, tu sais déjà que tout le monde ici partage les mêmes convictions : ne pas entendre n’est pas un handicap, c’est pas une chose qu’il faut réparer. C’est très important pour nous. Les enfants d’ici, comme nous tous, avons besoin qu’on nous le rappelle, tous les jours. Ma maison a été bâtie sur cette conviction et sur la confiance. Et quand cette confiance est trahie, des choses se produisent. Et je dois empêcher ça. Il y a trop de personnes dont je dois tenir compte. Donc, en l’état actuel des choses de ton état, je vais devoir te demander de faire tes valises aujourd’hui. Et de te trouver un autre hébergement Ruben.R. D’accord.J. (Souffle de douleur) Je reprendrai certainement une partie de ce dialogue parce que ça me touche personnellement, dans cette histoire de temps qui passe, d’abandon, de sérénité dans l’écriture et le silence. Mes ouvrages intitulés ...
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    9 Min.
  • In my skin.
    Feb 2 2026
    In my Skin, série anglaise sortie en 2018. Vous connaissez cette série ? Elle est incroyable de drames, d’effroi pour tous les enfants et les adolescents que nous sommes et avons été. En cela, j’ai préféré en retenir le dernier épisode de la saison 2, dans lequel l’héroïne Bethan (B) dialogue avec sa mère (M), bipolaire, et qui s’est sauvée de l’emprise perverse de son mari. Pourquoi ai-je gardé en tête ce dialogue ? Parce qu’il m’a touchée tout autant que la performance des deux actrices. Parce qu’il me parle profondément, parce que j’aurais aimé que tous les enfants reçus dans mon cabinet, et tous les enfants du monde entendent ces mots : M. Ça va toi ? Qu’est-ce qui ne va pas ? B. Je suis tellement malheureuse. M. Ça ne te ressemble pas. Il s’est passé quelque chose ? Il a dû se passer quelque chose. B. Je sais pas. Je sais pas ce qui m’arrive. Chaque jour, je me réveille et c’est comme si j’arrivais pas à respirer, comme si j’avais un poids sur ma poitrine. Ça m’écrase. Il faut que j’y aille…M. N’y va pas. B. J’ai pas le choix. Je suis à la caisse. M. Tu sais combien je te voulais ? B. (acquiesce)M. J’ai fait quatre fausses couches. Et Sophie est mort-née. Je n’y croyais plus. Et je suis retombée enceinte. Je priais tous les jours. J’étais fourrée à l’église. J’ai acheté un chapelet. Je suis même pas catholique. Papa claironnait que c’était un garçon, mais moi, je savais. Je te sentais. Forte. Plus forte que moi, déjà. B. (dit non de la tête et la baisse en larmes)M. Tu es arrivée pile à terme. J’ai commencé le travail à trois heures du matin et le soleil s’est levé au moment où tu es née. Et c’est exactement ce que j’ai ressenti. Le soleil brillait sur moi pour la première fois de ma vie. Je rêvais d’avoir quelqu’un à aimer. B. (pleure de plus belle et ferme les yeux)M. Quelqu’un à moi. Et je t’ai eue. Ton père était pas là. Il était bourré et s’était bagarré. C’était tant mieux. Je t’avais pour moi toute seule. Je me souviens, j’ai regardé ton visage… Ton petit visage parfait. Et je t’ai promis de toujours te protéger. De toujours prendre soin de toi. De ne jamais te laisser manquer de rien. J’ai rompu ma promesse. B. Non. M. Si, Te méprends pas. J’ai essayé, Dieu sait que j’ai essayé. Saleté de bipolarité. Saleté d’hommes. B. Je sais que tu m’aimes très fort. Et je sais que tu as fait tout ce que tu as pu. Je t’admire énormément. Je ferais n’importe quoi pour toi. M. Je sais ma chérie. Et tu l’as déjà fait. Je n’ai peut-être pas tenu ma promesse. Mais promets-moi une chose. Promets-moi de quitter ce trou à rats. B. Jamais je te laisserai. M. S’il te plaît. Tu auras ta chambre ici. Tu viendras quand tu voudras. J’irai te voir aussi. B. Non. M. Et il y a le téléphone. B. Non. Je serai pas heureuse sans toi. M. Dis pas de conneries. Tu l’es pas, de toute façon. Alors ça changera quoi ? Pour une fois, c’est moi qui vais te dire quoi faire. Je veux que tu partes d’ici. Fais-le pour nous deux. B. (va dans ses bras, elles sont assises sur un canapé) Je t’aime. M. Je t’aime aussi. Tu es ma petite fille. Lors de la séparation, la maman dit : N’oublie pas ta promesse.B. (acquièsce) M. Profite de la vie…B. Oui, au revoir, je t’aime. A la fin, dans le bus vers Goldsmith à Londres, la fac d’anglais et de création littéraire, sur son journal, Bethan écrit sur le journal offert par sa prof de français, après avoir mis ses écouteurs : « Je m’appelle Bethan Gwindaf. Ma mère a des problèmes psys. Mon père est violent et alcoolique. J’ai vu des choses que j’aurais pas dû voir. J’ai connu la peur jusqu’au tréfond de moi-même. Et j’ai ressenti la honte, mais aussi un amour incroyable. J’ai été enveloppée et sauvée par la bonté et l’amitié. Par ma mère qui a tout fait pour m’offrir une belle vie. Et aujourd’hui, je me sens fière, tellement fière de moi. » La dernière image est son visage souriant face caméra. Une série hommage : « A ma mère Janet Llewellym. Merci pour tout. » Dans votre peau, avec votre histoire familiale et amicale, êtes-vous en mesure aujourd’hui d’être fier de vous ? Qui remercieriez-vous ? Mes ouvrages intitulés Organique et La couleur des émotions relatent des histoires d’amour sous ses formes, avec cette prise de conscience d’avoir souffert et d’être fier de sortir grandi de toutes les épreuves de la vie. Vous trouverez également de nombreux articles sur mon site web : https://joelineandriana.com. A bientôt ! Joéline ANDRIANA. Docteur en Psychologie. Auteur et conférencier (she/her).
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    8 Min.
  • L'idéaliste.
    Jan 18 2026

    L’idéaliste (1997) avec Matt Damon en avocat.

    C’est un film dont j’ignorais l’existence. Jusqu’à son passage sur les chaînes françaises. Francis Ford Coppola a fait preuve d’une grand élégance et éloquence en dessinant ce personnage, ce jeune avocat qui gagne le respect en restant dans ses pénates. Toute sa contradiction s’impose dans ce meurtre, que nous spectateurs pourrions penser mériter, sans honte de nous l’avouer. Un homme qui bat sa femme, qui l’emprisonne dans ses sentiments pervers et violents. Matt Damon a su incarner avec correction son personnage de jeune sauveur de la société féminine…Le héros de ses femmes de tout âge et de ces hommes démunis de toutes leurs capacités physiques et morales…

    97 c’était il y a déjà 28 ans et cette société américaine avec ses avocats en recherche de plaintes et d’argent a immigré en France. Il ne manque plus que les publicités placardées trois fois pendant la diffusion d’un film de ces nouveaux genres de justiciers. Une société où tout est prétexte à un passage devant le tribunal, où personne ne communique et ne se met d’accord sur une possible solution à l’amiable.

    Bien sûr il est des causes essentielles et capitales qu’il est primordial de défendre, des droits qui amènent à exercer des devoirs, de respect et d’intégrité.

    Ce titre de film me touche parce qu’il y a encore quelques semaines un ami m’a traitée d’idéaliste… J’ai dû lui répondre spontanément que j’étais plutôt utopiste, donc bien plus au-dessus que cette notion d’idéalisme…

    Qu’en dites-vous ?

    Mon ouvrage intitulé Organique et Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres vont dans ce sens utopiste plus qu’idéaliste.

    Vous trouverez également de nombreux articles sur mon site web : https://joelineandriana.com.

    A bientôt !

    Joéline ANDRIANA.

    Docteur en Psychologie. Auteur et conférencier (she/her).

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    3 Min.
  • Georgette Dupouy, peintre, ses enseignements.
    Jan 13 2026

    Georgette DUPOUY, peintre (1901-1992)

    Je l’ai découverte lors d’une exposition à Dax, il y a plus d’un an.

    J’y ai pris quelques notes.

    Son retour d’expérience m’a émue, parce que ce sont des vérités que je m’applique à suivre de façon instinctive et nécessaire pour l’écriture de mes livres. Pour que la création trouve à être humaine et non artificielle, il me semble essentiel de suivre ces six suggestions :

    1. Restez toujours vous-même, c’est-à-dire qu’en marge de nos études pour le dessin, la perspective, la composition et tous les enseignements à venir, vous devez garder votre trait, propre, vos idées propres et votre façon de voir les choses. C’est votre trésor intérieur que rien ne peut et ne doit détruire. (Ceci écrit, il est possible de lire mon article intitulé la comparaison sociale : un automatisme humain complexe, pour tenter de s’en affranchir et donc pour rester soi-même).

    2. Travaillez toujours par l’observation et suivez vos émotions, tristes ou sereines, exercez votre mémoire visuelle déclenchée par le choc émotif pour créer l’image mentale qui devient sur votre toile l’expression essentielle de votre moi profond. Gardez vos couleurs propres au réel au figuré sans vouloir à l’avenir reproduire des œuvres déjà faites et vues autour de vous.

    3. Pensez que votre dernier tableau est comme le premier essai que vous faites, en fait, il est l’aboutissement de tous les autres ; mais ne songez ni regardez jamais les précédents ; vous savez que le plus beau est celui qui n’est pas encore fait.

    4. Ne retenez jamais les avis, compliments ou critiques sur vos recherches, une personne aime et comprend, l’autre non, aucune importance, suivez votre ligne droite d’artiste qui toute sa vie cherche à créer une œuvre sincère qui ne ressemble à personne d’autre au monde.

    5. Et pour finir, c’est vous seul, avec le temps, les années, les tableaux ratés et ceux qui sont beaux, qui allez acquérir tout doucement la clairvoyance, votre jugement modeste et sincère fera le reste. Soyez content d’avoir bien travaillé, d’avoir osé faire quelque chose, mais ne soyez pas content de vous longtemps, chaque tableau à votre insu prépare le suivant et ceci toute la vie… d’artiste « vrai ».

    6. Si vous êtes gai, travaillez !

    Si vous êtes triste, travaillez !

    Si vous êtes las, alors arrêtez !

    Qu’en pensez-vous ?

    Mes ouvrages intitulés Organique, Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités et Jouer à ne pas mourir : le burn-out sont proches de possibilité d’être et de rester soi.

    Vous trouverez également de nombreux articles sur mon site web : https://joelineandriana.com.

    A bientôt !

    Joéline ANDRIANA.

    Docteur en Psychologie. Auteur et conférencier (she/her).

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    4 Min.
  • Gaël Faye 3, Petit pays.
    Jan 9 2026

    Gaël Faye 3, Petit pays

    P. 172

    « -Vous avez lu tous ces livres ? j’ai demandé.

    -Oui. Certains plusieurs fois, même. Ce sont les grands amours de ma vie. Ils me font rire, pleurer, douter, réfléchir. Ils me permettent de m’échapper. Ils m’ont changée, ont fait de moi une autre personne.

    -Un livre peut nous changer ?

    -Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormis. »

    Avez-vous déjà lu un livre qui vous a changé au point de prendre des décisions radicales ? Les livres, je les ai aimés dès le moment où ma maman m’en a offert un pour la première fois. Je ne sais pas comment ma maman et moi nous trouvions là, dans un salon du livre. Elle, qui ne sait ni lire ni écrire, m’a accompagnée là, dans un temple de littérature, d’histoires. Je devais avoir neuf ans, tout au plus.

    J’ai pris en main un livre, assez gros et coloré intitulé Le grand livre de l’histoire du monde élaboré par SOMEREST FREYE, et édité en 1984.

    Elle s’est tournée vers moi et m’a dit : « Tu le veux ? » J’ai dit « oui » avec affirmation et très promptement. Nous avons échangé un large sourire, nos regards se sont croisés, et rien que pour ça, je peux dire que ce livre a changé ma perception de la vie. Les livres sont devenus un médiateur intense d’émotions. Les livres incarnent encore aujourd’hui cet amour pour ma mère.

    Ce livre coûte plus de 30 euros aujourd’hui. Et j’ai honte d’avoir dit oui à l’époque. Ma mère était femme de ménage, et ne gagnait déjà pas assez sa vie pour élever six enfants. Et j’ai dit oui pour un livre qui n’allait que nourrir mes neurones, mes cellules grises et mon cœur de cette émotion d’amour. Elle a dû sacrifier une grande partie de son argent pour me faire plaisir, pour ressentir chez elle cette fierté du transfert de la culture vers sa progéniture.

    Un livre papier incarne ainsi tout un symbole d’amour et de chaleur. En cela, je rejoins Gaël Faye.

    Le grand livre de l’histoire du monde c’est mon histoire d’amour maternel.

    Et dès que je le peux et dès que j’aime, j’offre un livre.

    Et vous ?

    Mes ouvrages intitulés Ekéna, l’enfant de l’amour et La couleur des émotions reposent littéralement sur cette transmission qu’est l’amour à travers la littérature et l’art.

    Joéline Andriana, Docteur en Psychologie, auteur et Conférencier.

    https://joelineandriana-auteur.com

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    3 Min.
  • Gaël Faye 2, Petit Pays.
    Jan 9 2026

    Gaël Faye 2

    Petit Pays

    P. 171 « J’aurais voulu dire à Gino qu’il se trompait, qu’il généralisait, que si on se vengeait chaque fois, la guerre serait sans fin, mais j’étais perturbé par ce qu’il venait de révéler sur ma mère. Je disais que son chagrin était plus fort que sa raison. La souffrance est un joker dans le jeu de la discussion, elle couche tous les autres arguments sur son passage. En un sens, elle est injuste. »

    Il est vrai que la souffrance est un sentiment universel et qu’il n’est pas d’autres sentiments aussi forts pour excuser et légitimer soit l’apathie soit la vengeance d’un être humain. Nous pourrions toujours affirmer que la souffrance n’est pas une raison pour faire du mal à ceux qui ne sont pas à l’origine de cette souffrance. Il est certainement humain de dire que celui qui a souffert et qui se venge devrait avoir le droit de s’exprimer devant la justice ou de se révolter sans la justice.

    Dans ce livre, cette maman de deux enfants, perd la tête en cherchant désespérément à soulager sa souffrance, dans l’espoir de retrouver les membres de sa famille tués, torturés par une barbarie inventée par l’homme contre l’homme. Des histoires d’ethnies, d’influence par les personnes qui détiennent le pouvoir et les médias. Les hommes devenus marionnettes trouvent à cette occasion la possibilité d’assouvir toutes leurs pulsions.

    Comment penser qu’il est possible d’être sous le joug d’une influence quelconque, qui pousse à tuer ? C’est impensable et inimaginable et pourtant ça s’est produit et ça continue à se produire. L’être humain est si faible au point de se laisser manipuler par des idéaux qui poussent au meurtre ?

    La souffrance est-elle toujours injuste au fond ? Je souffre alors que c’est injuste… Je souffre alors que je n’ai rien fait pour souffrir. Des événements extérieurs se sont amusés à me soumettre à des turpitudes émotionnelles, sans que je ne l’ai demandé. Comment se protéger de cette extériorité ? Comment forger cette intériorité pour être plus solide et moins touché par cette extériorité sur laquelle je ne ressens que sentiment d’impuissance, tristesse, chagrin et colère ?

    J’ai souvent entendu dire qu’il fallait s’ajuster, s’adapter à l’environnement pour ne pas périr, pour continuer à vivre. Vivre avec cette souffrance ? Survivre pour être le témoin d’une tragédie ? De la résilience aussi… Passer à travers cette souffrance pour révéler le meilleur de nous… Et comment fait-on ?

    En tant que Docteur en Psychologie, j’ai ressenti toutes les souffrances de ces personnes qui semblaient se débattre avec une réalité qu’elles n’ont pas choisi. Pour certaines personnes, je n’ai eu qu’à écouter pour soulager, pour d’autres je n’ai eu qu’à respecter pour avancer.

    Et je sais aussi que la vengeance ne soulage de rien, la vengeance n’est qu’un vers qui pourri tout fruit, toute entreprise de reconstruction...

    Où en êtes-vous avec cette souffrance ?

    Mes ouvrages intitulés Organique et Le jour où j’ai commencé à effacer les ombres revoient à cette tentation de céder à cette injustice qu’est la souffrance.

    Joéline Andriana, Docteur en Psychologie, auteur et conférencier.

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    2 Min.
  • L'amour ouf!
    Jan 9 2026

    L’amour ouf ! Avec Malik Frikah et Mallory Wanecque, François Civil et Adèle Exarcopoulos (2024).

    Ce film m’a rappelée à mes souvenirs d’adolescence, les sensations du premier amour, l’ignorance avec laquelle j’ai dû traverser les tornades de la passion, du non-choix, de l’inconscient… j’ai aimé ces deux adolescents dans leur union et leurs différences. Toute cette violence familiale qui se prolonge dans les relations fraternelles et amicales, et surtout cette alliance avec le diable m’ont bouleversée. Un risque grandiloquent pour celui qui ne vise que les ténèbres de l’argent, au détriment de l’amour et de la paix.

    Entre injustice et espoir, ce film renvoie à nos failles les plus profondes. Il m’a permis de me poser à nouveau la question du sens de ma vie, du sens de mes amours, de mes amitiés.

    Mes ouvrages intitulés Je suis une femme et j’ai 30 ans et Les filles touchent l’eau et les garçons voient une étoile filante se rapprochent de cet amour-passion, cet amour incandescent.

    Vous trouverez également de nombreux articles sur mon site web : https://joelineandriana.com.

    A bientôt !

    Joéline ANDRIANA.

    Docteur en Psychologie. Auteur et conférencier (she/her).

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    2 Min.
  • Petit Pays, Gaël Faye 1.
    Jan 5 2026

    P. 136 « La guerre, sans qu’on lui demande, se charge toujours de nous trouver un ennemi. Moi qui souhaitais rester neutre, je n’ai pas pu. J’étais né avec cette histoire. Elle coulait en moi. Je lui appartenais. »

    Est-on alors obligé de prendre parti pour un camp ou pour un autre ? Gaël Faye exprime ce qui s’impose à chacun de nous. Une guerre entre la France et un autre pays, moi qui suis française, je ne pourrais que passer dans le camp des français contre le pays contre qui elle est en guerre. Est-ce bien cela qui se joue ? Je suis née à Tananarive, dans une immense île Africaine Madagascar. Et si la France venait à être en guerre contre Madagascar, quelle patrie je défendrais ? La patrie dans laquelle je vis ? Certainement… Mais comment, moi individu serais-je au fond amené à être en guerre contre toute une nation ? Par mes critiques, mon engagement dans l’armée, mon investissement dans les associations qui viendraient en aide à la nation française ?

    Dans son livre, Gaël Faye s’exprime à travers un jeune garçon, qui voit disparaître une grande partie de sa famille, emportant avec elle l’âme de sa chère maman. Un jeune garçon qui a tenté de rester neutre en tout, en s’alliant à ceux qui savaient, dont cette vieille dame qui lui prête des livres pour s’instruire, pour fuir la réalité, pour prendre de la distance avec l’un de ses amis qui avait pactisé avec l’ennemi.

    Ce jeune garçon a été obligé de tuer, par un chef de gang, pour montrer qu’il appartenait bien à cette ethnie. C’était l’autre ou lui, il s’est choisi. Est-ce à dire qu’il a choisi de rentrer en guerre contre un ennemi présupposé ?

    Obligé par le groupe, par le regard porté sur lui, et particulièrement obligé pour sauver sa peau. Qu’aurais-je fait à sa place ? Aurais-je tenté de fuir ? Fuir cette responsabilité tendue par un inconnu reconnu ? Tirer sur cet inconnu reconnu ? Y mettre le feu pour être débarrassée de cette obligation ?

    En tant que docteur en psychologie, spécialisée dans la psychologie sociale, je sais à quel point il est presque impossible d’échapper à un système hiérarchique, à une autorité révélée par le groupe, lorsqu’il nous met au défi de démontrer d’une loyauté, ou d’une appartenance ou d’une compétence.

    Je vous propose de mettre en réflexion les expérimentations de Milgram sur la soumission à l’autorité et de Asch sur le pouvoir du conformisme sur les décisions pour éveiller votre curiosité. Pour dire que la responsabilité n’incombe qu’à celui qui l’a ordonné.

    Dans l’actualité mondiale, avec toutes ces guerres, comment prendre une responsabilité qui viserait l’arrêt de ces tueries, sans se mettre soi-même en danger ? Ceci exige-t-il d’affirmer que toute responsabilité amène à des risques et qu’il est impératif de les accepter ?

    Vastes sujets…

    Qu’en pensez-vous ?

    Mes ouvrages intitulés Cette nouvelle vie pourrait avoir plus de sens. Explorez vos infinies possibilités et Organique rendent compte de ces sujets sensibles.

    Je suis Joéline Andriana, Docteur en Psychologie, auteur et conférencier.

    https://joelineandriana-auteur.com

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