La deuxième phase du plan de paix pour Gaza a du mal à démarrer Titelbild

La deuxième phase du plan de paix pour Gaza a du mal à démarrer

La deuxième phase du plan de paix pour Gaza a du mal à démarrer

Jetzt kostenlos hören, ohne Abo

Details anzeigen

Nur 0,99 € pro Monat für die ersten 3 Monate

Danach 9.95 € pro Monat. Bedingungen gelten.

Über diesen Titel

Au Proche-Orient, le corps du dernier otage enlevé par le Hamas le 7 octobre 2023 a été rapatrié et inhumé en Israël. C’était la dernière condition posée par Israël pour passer à la phase 2 du plan de de paix américain et validé par les Nations unies.

Cette deuxième phase prévoit l'administration de la bande de Gaza par un comité technocratique palestinien, sous la supervision du conseil de la paix présidé par Donald Trump. Il y a aussi la démilitarisation du territoire et le désarmement du Hamas, la mise en place d’une force internationale et le retrait progressif de l’armée israélienne.

Aucun de ces points n’est simple. Le comité technocratique palestinien de quinze membres présidé par l’ancien vice-ministre palestinien Ali Shaath est actuellement basé au Caire. Et pour assumer ses fonctions, il faudrait déjà qu’il puisse circuler librement. C’est loin d’être le cas. Sous la pression des négociateurs américains Steve Witkoff et Jared Kushner, Israël a a annoncé la réouverture du point de passage de Rafah, entre l’Égypte et la bande de Gaza. Mais il s’agit d’une réouverture strictement encadrée par l’armée israélienne et limitée aux piétons. Pas de quoi faire entrer dans le territoire palestinien toute l’aide humanitaire nécessitée par la situation désastreuse comme le demandaient hier encore une dizaine de pays occidentaux dont la France.

L'épineuse question du désarmement

Et puis il y a l’épineuse question du désarmement du Hamas. C’est la priorité affichée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui veut le faire de manière facile ou difficile. Son gouvernement veut la destruction des armes du Hamas et de ses tunnels. Le Hamas refuse les conditions israéliennes et privilégie non pas une destruction de ses armes, ce serait nous voler notre âme disent ses dirigeants, mais un gel et un stockage, en échange d’une trêve prolongée.

La force multinationale est elle aussi loin d’être constituée. Elle est censée être sur le terrain et former des unités de police palestinienne. Le Hamas dit ne pas avoir d’objection mais la voit comme une force d’interposition, façon Finul au Liban, pour, disent les dirigeants de l’organisation islamiste, les séparer de l’occupation, en l’occurrence Israël. L’État hébreu n’a jamais délégué sa sécurité à des pays tiers et il est extrêmement réticent à l’idée de la le faire. Plusieurs pays ont proposé de fournir des troupes, mais Israël récuse certains pays comme la Turquie, jugés trop proches du Hamas.

Enfin il y a la question du retrait israélien de la bande de Gaza. Sans surprise, ce sera également difficile. Benjamin Netanyahu affirme qu’Israël « maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer Méditerranée », soit Israël et l'ensemble des territoires palestiniens occupés. Et la situation actuelle de la ligne jaune derrière laquelle l’armée israélienne est censée rester, mais qui semble mouvante et autour de laquelle chaque partie s’accuse de violations fréquentes du cessez-le feu, n’incite pas vraiment à l’optimisme.

Noch keine Rezensionen vorhanden