Alors que la répression continue, l'Iran de nouveau dans le viseur américain
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Après s’être abstenus de frapper l’Iran au plus fort de la répression meurtrière contre le mouvement de protestation, les Etats-Unis font de nouveau monter la pression sur la République islamique.
L’arrivée dans l’océan Indien du porte-avion Abraham Lincoln et de son groupe naval, et l’arrivée d’autres moyens dans les prochains jours vont offrir plusieurs options à la Maison Blanche. C’est plus qu’au Venezuela précise Donald Trump dans une menace à peine voilée. Hier les Etats-Unis ont annoncé un exercice militaire aérien de plusieurs jours au Moyen-Orient. Cet exercice « démontrera la capacité à déployer, disperser et maintenir une puissance aérienne de combat » à travers la région explique la composante aérienne du commandement militaire américain pour la zone.
Négocier, mais quoi ?Les Etats-Unis montrent donc leurs muscles et c’est une façon de communiquer. Avec l'électorat américain. C’est une dimension à ne pas négliger en année électorale après les changements de pied sur le Groenland et sur la politique anti-immigration au Minnesota. Communiquer aussi avec les mollahs qui ont réprimé le mouvement de protestation en faisant des dizaines de milliers de morts selon certaines ONG. Malgré cela, Donald Trump répète qu’il est ouvert à la négociation et son entourage affirme que les Iraniens connaissent les conditions américaines. Négocier quoi ? C’est toute la question. On en est réduit aux suppositions. Un départ d'Ali Khamenei et de son entourage ? Des concessions dans le dossier nucléaire ? Dans le pétrole ? L’objectif officiel des Etats-Unis, c’est de se désengager du Moyen-Orient pour se concentrer sur leur hémisphère et sur le pétrole du Venezuela. Mais ils se sont aperçu que cela prendra des années avant qu'il soit pleinement exploitable. En attendant, il faut bien s’adapter et maintenir les flux transitant par le détroit d'Ormuz.
Hostilité et instabilitéL'Iran réagit par la menace. Ce qui indique que le régime sent le danger. L'Iran considérera les pays voisins comme « hostiles » si « leur sol, leur ciel ou leurs eaux sont utilisés » pour des frappes contre le pays, a averti hier un haut responsable des forces navales des Gardiens de la Révolution. Le président iranien a même averti directement le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane que les menaces américaines ne feront que produire de l’instabilité pour les pays de la région.
Eviter l'escaladeDes pays qui depuis des jours et des jours font tout pour retenir le président américain d’agir. Et des pays qui font partie de son conseil pour la paix lancé il y a quelques jours. On y retrouve le Qatar, les Emirats Arabes unis et l'Arabie saoudite. On sait que le royaume saoudien s’est beaucoup fait entendre à Washington pour éviter une escalade qui déstabiliserait la région. Peut-être que l’Arabie saoudite préfère avoir face à elle un régime affaibli par les coups reçus par ses alliés dans la région mais un pays connu, plutôt qu’un pays de 90 millions d’habitants en pleine tourmente politique. Car en cas de changement de régime, on sait ce que l'on perd, mais on ne sait pas ce que l'on gagne.
