En Inde, l'UE lancée dans la course à la diversification des partenariats internationaux
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C’est la fête de la République en Inde lundi 26 janvier, avec son traditionnel défilé dans le centre de New Delhi. Comme souvent en pareille occasion, le Premier ministre indien Narendra Modi accueille des invités d’honneur et cette année, ils sont européens.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa vont pouvoir admirer les acrobaties des motards des forces de sécurité, véritable clou du spectacle traditionnel du défilé, mais ils ne viennent pas pour ça.
Ils sont en Inde pour conclure à partir de demain un accord de libre-échange en négociation depuis presque 20 ans entre le pays le plus peuplé du monde, davantage que la Chine, et le marché unique européen de 450 millions d’habitants. Les Européens espèrent une baisse des droits de douane dans un pays traditionnellement protectionniste. Les Indiens espèrent eux avoir accès à des technologies et à des investissements qui leur manquent. Ce n’est pas tout, un partenariat en matière de sécurité et de défense est également sur la table.
Nouveaux débouchésL’Inde et l’Union européenne ont en commun d’être sous la pression commerciale de l’administration américaine. L’Europe a vu tripler l’été dernier la surtaxe sur ses exportations à destination des États-Unis. Très récemment, lors de la brusque montée de tension sur le Groenland, le président américain a menacé plusieurs pays européens d’aller encore plus loin avant de se rétracter, au moins provisoirement.
L’Union européenne cherche donc de nouveaux débouchés avec cet accord, comme avec celui sur le Mercosur signé très récemment malgré les craintes pour son agriculture. Quant à l’Inde, elle s’est vu imposer 50 % de droits de douane sur ses exportations à destination des États-Unis l’été dernier. Le pays porte aussi une longue tradition de non-alignement : il continue par exemple de commercer avec la Russie en matière d’énergie et ne semble pas avoir du tout l’intention d’arrêter, même si cela contribue au financement de la guerre en Ukraine, l’une des principales préoccupations européennes.
Nouvelle donne géopolitiqueLa diversification, c’est le mot d’ordre aujourd’hui dans les relations internationales. Selon le principe éprouvé qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, le premier ministre canadien Mark Carney a conclu il y a quelques jours un accord de partenariat avec la Chine, ce qui lui vaut à lui aussi des menaces américaines de droits de douane. Mais les ambitions de domination mondiale de la Chine sont connues.
La montée en puissance manufacturière chinoise a aussi entraîné un mouvement général de délocalisations qui a nourri les populismes, dont celui qui est au pouvoir aux États-Unis. C’est pourquoi, dans un discours qui a marqué les esprits la semaine dernière au Forum économique mondial de Davos, Mark Carney prenait acte de la nouvelle donne géopolitique et appelait les puissances moyennes à s’unir. Pour tenter d’éviter de vivre dans un monde que les grandes puissances semblent avoir l’intention de se partager en sphères d’influence.
