Au Soudan, la guerre oubliée du reste du monde et dont personne ne voit la fin
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Über diesen Titel
C'est un conflit qui dure depuis bientôt trois ans. La guerre au Soudan est une guerre aux conséquences catastrophiques que rien ne semble pouvoir arrêter.
C’est une guerre considérée par les Nations unies comme la pire catastrophe humanitaire au monde. Depuis près de trois ans, elle a fait des dizaines de milliers de morts, près de 15 millions de déplacés au total, à l’intérieur et à l’extérieur des frontières du pays. Les récits d’exactions contre les populations sont effroyables : civils frappés, abattus, violés ou enlevés sans réapparaitre. Ceux qui y échappent sont de plus en plus souvent armés et jetés dans le conflit, adultes comme enfants. Le tout oublié par beaucoup, du fait des guerres en Ukraine et à Gaza, ainsi que des bouleversements géopolitiques et de l’agitation internationale actuels.
Deux factions sans intention de négocierD’un côté, les forces armées soudanaises du général al-Burhan, qui constituent les autorités reconnues à l’international. Elles tiennent la partie nord-est du pays et elles avaient leurs quartiers à Port-Soudan, au bord de la mer Rouge avant de se réinstaller dans la capitale Khartoum, détruite par la guerre et reprise il y a un an. La situation n'y est toujours pas complètement stabilisée. De l’autre, les paramilitaires des forces de soutien rapide de Mohamed Hamdane Daglo, dit Hemedti. Les FSR contrôlent l’ouest et le sud du pays et notamment le Darfour dont la prise a entrainé des exactions qui ont entraîné des sanctions internationales et notamment américaines contre le patron des FSR. Aucune des deux parties ne veut céder. Elles sont tout simplement engagées dans un duel à mort. Chacun veut la défaite, le désarmement et la soumissions de l’autre.
Un conflit alimenté par des soutiens extérieursL'Égypte et Arabie saoudite côté forces armées soudanaises. Et puis côté FSR, les Émirats arabes unis qui nient toute implication aussi bien publiquement que dans leurs relations diplomatiques, malgré des éléments de plus en plus nombreux et documentés. Il s’agit pour ces puissances d’étendre leur influence géopolitique en Afrique et au bord de la Mer Rouge, l’une des routes commerciales maritimes les plus fréquentées au monde. Ces pays et d’autres fournissent apparemment des armes et notamment des drones aux deux camps qui les projettent sur les populations et les infrastructures civiles.
Des tentatives d’arrêter ce conflit ont lieu régulièrement, à coups d’embargos et de sanctions. Ou de médiations. Toutes ont échoué. Encore cette semaine, l’armée soudanaise a annoncé étudier une nouvelle proposition de trêve américano-saoudienne. Et c’est justement ce qui ne fonctionne pas. On ne voit pas comment une telle proposition impliquant l’un des soutiens d’un des belligérants, en l'occurrence l'Arabie saoudite pourrait avoir l’approbation de l’autre partie. Quant aux pays tiers et extérieurs, comme les pays européens, ils ne peuvent que constater leur impuissance à arrêter une guerre dont personne ne voit la fin.
