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Les menaces de Donald Trump contre l'Europe embarrassent ses alliés politiques européens

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La température est retombée hier soir entre Donald Trump et plusieurs pays européens au sujet du Groenland et des menaces de droits de douanes supplémentaires. Finalement, le président américain a annoncé un accord avec l’Otan et ses membres pour garantir la sécurité de l’île. Mais la séquence a mis à rude épreuve les nerfs de tout le monde, y compris des amis européens du mouvement trumpiste.

Pas facile de s’adapter à ces changements de pied successifs. Et pas facile de défendre le président américain quand on est d’une formation nationaliste et qu’il s’en prend directement à votre pays. C’est ainsi que Jordan Bardella, le président du rassemblement national dénonçait un chantage inacceptable. Pourtant il n’a pas toujours été aussi virulent avec le mouvement MAGA. L’an dernier, il était allé à Washington à la CPAC, la grand-messe des conservateurs américains. Il en était reparti sans s’exprimer après un salut nazi de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, qui au passage l’avait traité de « petit garçon ». En Allemagne, la patronne de l’AfD, Alice Weidel a même comparé les méthodes de Donald Trump à celles de Vladimir Poutine. Difficile de dire cependant si c’est une si forte critique, étant donné que des membres de son parti ont fait le voyage de Moscou.

Un soutien clair

Et pourtant ces partis sont favorisés par Donald Trump et son entourage. Par exemple, le président Trump, avait dénoncé des poursuites politiques après la condamnation en première instance de Marine Le Pen dans l'affaire de détournement de fonds publics pour laquelle elle est actuellement jugée en appel. Au même titre que d'autres responsables politiques français, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont été reçus ensemble par l’ambassadeur américain en France, Charles Kushner, qui est le père de Jared Kushner, l’influent gendre de Donald Trump. Il y a quelques jours, la secrétaire générale de la commission nationale consultative des droits de de l’homme racontait avoir été approchée par deux diplomates américains qui lui ont donné l’impression de chercher des informations pour présenter les poursuites contre Marine Le Pen comme des poursuites politiques. Elle a informé le ministère des Affaires étrangères qui prend l’affaire au sérieux et qui suit ce dossier. En Allemagne, le soutien est encore plus clair. Le Vice-Président JD Vance ne s’en est même pas caché. Il dénonce la classification extrémiste de l'AfD par les services de renseignement allemands. Il a rencontré rencontré Alice Weidel. Et certains les dirigeants de l’AfD et certains élus du parti ont rencontré des responsables politiques républicains à New York et à Washington.

Corriger la trajectoire européenne

Tout ça, c’est une vraie stratégie de l’administration trumpiste. C’est écrit noir sur blanc dans la stratégie de sécurité nationale dont on vous parle souvent ici. Pour contrer la menace d’effacement civilisationnel de l’Europe identifiée à Washington et que Donald Trump a encore dénoncé hier à Davos, eh bien il faut selon ce document encourager l’influence grandissante des partis européens patriotes, des alliés politiques précise le texte. Il parle aussi d’attachement sentimental à l’Europe. Mais une Europe conforme à la vision des auteurs du document, dont certains membres du département d'état proches de l’institut Claremont, un centre de réflexion ultra-conservateur. Une Europe vue comme mise en danger par l'immigration et dont le mouvement trumpiste veut tout faire pour corriger la trajectoire. En assumant de s’ingérer dans les affaires politiques intérieures des pays concernés.

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