Après l'Otan et ses alliés européens, Donald Trump s'attaque à l'ONU
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Après l'Alliance atlantique, dont plusieurs pays membres sont menacés de droits de douane parce qu’ils s’opposent à sa volonté d’acquérir le Groenland, Donald Trump s’en prend désormais à l’ONU, une autre composante essentielle de l’ordre international d’après la Deuxième Guerre mondiale.
C'est la dernière proposition iconoclaste du président américain. Sa proposition de « Conseil de la paix ». Initialement prévu pour superviser sous sa présidence, la future gouvernance de Gaza, c'est ce qui a été validé aux Nations unies, il a en fait des prétentions beaucoup plus larges. Le territoire palestinien n’est même pas mentionné dans la charte qui circule depuis lundi soir. Le texte explique que le but est de promouvoir la stabilité et de garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par les conflits. Autrement dit le travail du Conseil de sécurité des Nations unies, dont les institutions sont évoquées quand même assez directement comme « des institutions qui ont trop souvent échoué et dont il faut avoir le courage de s’éloigner ».
Un président tout puissantDonald Trump propose une solution toute personnelle. Il serait le président, quasiment à vie, de ce « Conseil de la paix ». Il inviterait ou révoquerait personnellement les membres et validerait les décisions. Comme au Conseil de sécurité, il pourrait y avoir des membres permanents, moyennant le paiement d’au moins un milliard de dollars, en espèces, ce qui nécessitera de grosses valises de billets. Plusieurs pays expliquent avoir reçu une invitation. Certains ont déjà accepté, dont l'allié israélien, mais aussi les pays signataires des accords d’Abraham et donc proches des États-Unis : le Maroc, les Émirats arabes unis et Bahreïn. Il faut y ajouter la Hongrie de Viktor Orban, à la proximité idéologique revendiquée avec Donald Trump, ou encore l’Arménie, dont le conflit avec l’Azerbaïdjan n’est pas résolu. La France a en revanche déjà annoncé qu’elle ne donnerait pas suite car ce Conseil excède largement le mandat validé par les Nations unies et est en contradiction avec leur charte. Quant au président ukrainien Volodymyr Zelensky, il se voit mal siéger dans une instance pour la paix aux côtés de Vladimir Poutine qui a lui aussi été invité alors qu’il continue à bombarder l’Ukraine. D’autres pays réservent leur réponse.
Initiative chinoiseCe n’est pas la première fois que les Nations unies sont critiquées. L’hostilité des républicains américains en particulier n’est pas nouvelle. Elle s’est manifestée pendant des années dans le refus de financer certaines organisations dont l’Unesco, considérées comme hostiles. Là, il s’agit de s’y substituer pour construire, dit la proposition, « une organisation internationale plus agile et efficace ». Sans se lancer dans le débat récurrent sur l’efficacité des Nations unies, on peut quand même se souvenir qu'elles ont parfois réussi sinon à empêcher, du moins à encadrer et limiter les effets de certains conflits. On peut aussi s'interroger sur la non-évolution depuis leur création de l’attribution des sièges de membres permanents du Conseil de sécurité dans un monde qui a quand même changé depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. D’autres l’ont constaté. La Chine a proposé en septembre dernier sa propre initiative pour la gouvernance mondiale présentée comme plus juste et plus équitable que le système actuel considéré comme défaillant mais que la Chine dit toujours soutenir. Cette attaque américaine contre l’ONU est donc aussi une nouvelle illustration de la compétition et de la rivalité sino-américaine pour l'organisation du monde.
