Episodes

  • Rencontrer l’être, pas sa souffrance
    6 Oct 2026

    Je rencontre des êtres qui me parlent de leur souffrance. Je ne rencontre pas leur souffrance. Je rencontre ceux qui souffrent.

    Résumé

    Dans cet épisode, Emmanuel revient sur une expérience de formation qui a profondément déplacé sa manière d’envisager la posture thérapeutique. Face à la souffrance d’autrui, faut-il porter ce qui est vécu, chercher à l’apaiser, ou rencontrer d’abord l’être qui traverse cette expérience ?

    À partir de cette question, la réflexion s’élargit à notre rapport à la maladie, aux déséquilibres, à la spiritualité et aux attentes que nous plaçons parfois dans la thérapie. Emmanuel interroge notamment l’idéal d’un chemin qui conduirait vers l’absence de difficulté, de symptôme ou de souffrance.

    L’épisode invite enfin à regarder avec honnêteté nos intentions dans la relation d’aide, mais aussi la qualité de notre lien à la joie et à la gratitude, y compris lorsque la vie se présente sous des formes inconfortables ou douloureuses.

    Points clés
    • Rencontrer une personne qui souffre ne signifie pas nécessairement porter sa souffrance.
    • La maladie ou le déséquilibre n’empêchent pas nécessairement de rester relié à une forme profonde de joie et de gratitude.
    • La thérapie peut entretenir implicitement l’idéal d’un état futur sans problème, sans symptôme ou sans maladie.
    • La dimension spirituelle peut déplacer notre manière de considérer ce qui nous heurte, nous fait souffrir ou nous déstabilise.
    • Dans la relation d’aide, il est essentiel d’interroger honnêtement l’intention d’apaiser, de résoudre ou d’apporter une solution.
    • La joie et la gratitude peuvent devenir une manière d’interroger la qualité de notre lien à nous-mêmes, aux autres et à ce que nous vivons.
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    24 mins
  • 5 qualités pour explorer la vie avec plus de conscience
    29 Sep 2026
    La sensibilité est une véritable porte d’entrée vers une perception plus fine, plus ample de la vie. Résumé La sensibilité est une Lorsqu’on commence à explorer la spiritualité, la conscience ou notre monde intérieur, le territoire qui s’ouvre à nous est immense. On peut y faire des découvertes importantes, mais aussi se perdre, prendre certaines croyances pour des vérités ou s’éloigner progressivement de ce qui est réellement vécu. Dans cet épisode, Emmanuel partage cinq qualités qui lui semblent particulièrement précieuses pour cheminer : la curiosité, le non-jugement, la sensibilité, la présence et le discernement. Non comme une méthode à suivre ou des objectifs à atteindre, mais comme des dispositions intérieures que chacun peut cultiver et explorer à sa manière. Cinq qualités qui invitent notamment à vérifier par soi-même, à préserver un regard neuf, à affiner sa perception, à rester au plus près de l’expérience présente et à distinguer plus clairement ce qui relève du réel, de nos peurs, de nos croyances ou de nos projections.véritable porte d’entrée vers une perception plus fine, plus ample de la vie. Points clés La curiosité entretient l’envie d’apprendre, d’explorer l’inconnu et surtout de vérifier par soi-même. presence-a-soi-ep-12Le non-jugement permet de préserver un regard neuf et de ne pas ajouter inutilement de distance entre soi, les autres et le réel. presence-a-soi-ep-12La sensibilité ouvre à une perception plus fine de soi, des autres et du monde, au-delà du seul fonctionnement mental. presence-a-soi-ep-12La présence est envisagée comme un état actif de réceptivité qui nous rapproche de ce qui est vécu ici et maintenant. presence-a-soi-ep-12L’accueil complète la présence en laissant exister pensées, émotions et sensations sans chercher immédiatement à les combattre. presence-a-soi-ep-12Le discernement aide à distinguer ce qui relève du réel, de l’intuition, de la peur, des croyances ou de nos projections. Mesdames et messieurs, bienvenue à toutes et à tous dans ce nouvel épisode du podcast Présence à Soi. Aujourd'hui, en fait, je voulais commencer ce podcast en me disant que je pensais au thème depuis à peu près une semaine et puis quand j'ai commencé à écrire le sommaire, les choses me sont apparues un peu moins évidentes que ce que je pensais au départ. Je m'étais dit, bon, ça va aller, c'est une thématique, ça va être fluide, ça va couler, mais en fait pas tant que ça. Et au début, oui, mais je me suis un petit peu gratté la tête quand même, en tout cas beaucoup plus que ce que je pensais. Et aujourd'hui, je voudrais vous parler des qualités qui me semblent importantes lorsqu'on chemine spirituellement. Alors j'en ai retenu cinq, et donc voilà, je vous en présente cinq aujourd'hui. Cinq qui sont importantes, qui me semblent importantes. Tout ça, évidemment, est très subjectif et je vous partage ce que j'ai validé, ce que je ressens et ce que j'ai la joie de vous partager. Et donc cinq qualités, on pourrait parler de caractéristiques, mais je trouvais que c'était un petit peu dommage de rendre ça trop neutre. Voilà, donc je vais pas expliquer pourquoi je parle de qualités, mais voilà, j'ai décidé de parler de cinq qualités spirituelles. Donc je vais pas essayer de dresser une liste, comme vous l'aurez compris, de toutes celles qui existent. Il y en a bien plus que cinq évidemment, mais voilà, je vous le redis, ça a pas été simple d'identifier rapidement les cinq dont je vous parle aujourd'hui. Et puis finalement, bon voilà, ça s'est fait, elles sont apparues. Et je vous en parle parce que quand on commence à s'intéresser à la spiritualité, au développement personnel, à la conscience, au monde intérieur, on rentre dans un territoire qu'on pourrait qualifier d'assez grand. C'est le moins qu'on puisse dire. Et dans ce territoire, dans cet espace, on peut découvrir vraiment des choses assez incroyables. Voilà, c'est la vie quoi, je suis pas très original. Et on peut aussi se perdre. Voilà, on peut facilement se perdre. On peut se raconter des histoires, donc ça je l'ai déjà traité dans le podcast sur les injonctions spirituelles. On peut prendre nos croyances pour des vérités, encore j'en ai parlé dans les illusions spirituelles, je fais ma pub, moi on ne voulait pas. Et donc les cinq qualités dont je vais vous parler aujourd'hui, faut pas croire qu'elles soient une méthode ou un objectif à atteindre, mais plutôt des choses que vous pouvez accueillir comme un témoignage, et puis peut-être quelque chose qui pourrait vous inspirer pour une recherche ou une exploration personnelle. Voilà, voyez-les plutôt comme des dispositions aussi, des dispositions intérieures à cultiver, au sens faire vivre, à renforcer, voilà. Et avant de commencer à vous les énumérer, je me suis aussi rendu compte, mais je pense que c'est pas ...
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    29 mins
  • Quand la spiritualité devient une nouvelle illusion
    22 Sep 2026

    La spiritualité, ce n’est pas une manière de quitter notre humanité, c’est exactement l’inverse. C’est une manière de l’habiter pleinement.

    Résumé

    Que devient le chemin spirituel lorsqu’il se transforme lui-même en nouveau système de croyances ? Dans cet épisode, Emmanuel interroge plusieurs représentations fréquentes : l’idée qu’une capacité particulière révélerait un haut niveau de conscience, qu’une personne « évoluée » devrait se détacher de la matière, ou qu’une expérience mystique suffirait à témoigner de l’éveil.

    Il revient aussi sur la manière dont l’ego peut se réinventer sous une forme spirituelle, et sur la différence entre comprendre quelque chose, vivre une expérience forte et l’intégrer réellement dans sa vie.

    Au fil de cette réflexion, une autre possibilité se dessine : celle d’un chemin moins attaché aux images de perfection, davantage ancré dans le quotidien, les relations, les contradictions et une vie simplement humaine, vraie et incarnée.

    Points clés
    • Une capacité particulière, aussi impressionnante soit-elle, ne témoigne pas nécessairement d’une plus grande conscience ou maturité humaine.
    • Cheminer spirituellement ne signifie pas se retirer du monde ni se détourner de la matière, mais interroger la relation que nous entretenons avec elle.
    • Une expérience mystique ou d’unité ne suffit pas à démontrer qu’une personne est « éveillée » : la question est aussi celle de son intégration dans la durée.
    • L’ego peut lui-même adopter un langage et une identité spirituels, donnant naissance à une nouvelle forme d’identification.
    • Comprendre ou vivre une expérience profonde n’équivaut pas encore à une transformation : celle-ci se révèle dans le quotidien, les relations et les choix.
    • La désillusion peut faire tomber l’idéal d’une spiritualité parfaite et ouvrir vers une vie plus simple, vraie, humaine et incarnée.
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    30 mins
  • Le corps, cet être à part entière
    15 Sep 2026

    C’est grâce à notre corps qu’on fait l’expérience de la vie.

    Résumé

    Nous parlons souvent de « notre corps » comme de quelque chose que nous possédons, que nous devons entretenir, soigner, rendre performant ou conforme à certaines attentes. Dans cet épisode, Emmanuel explore une autre manière d’entrer en relation avec lui : le considérer non plus seulement comme un objet ou une mécanique, mais comme un être à part entière.

    À partir de son parcours thérapeutique et spirituel, il évoque la possibilité d’écouter les sensations corporelles et de reconnaître ce qu’elles peuvent parfois nous révéler, tout en se méfiant de la tentation de vouloir donner un sens à chaque douleur ou manifestation physique.

    Une réflexion qui invite aussi à reconnaître tout ce que le corps rend possible, à travers le temps, ses transformations et ses limites, sans exiger de lui qu’il corresponde toujours à nos attentes.

    Points clés
    • Notre relation au corps peut évoluer lorsque nous cessons de le considérer uniquement comme quelque chose que nous possédons.
    • Une sensation corporelle peut parfois ouvrir un accès à un vécu, une émotion ou quelque chose que la pensée ne formule pas.
    • Écouter le corps ne signifie pas chercher systématiquement une signification à chaque douleur ou symptôme.
    • L’attention portée au corps peut devenir une forme de surveillance lorsque nous cherchons constamment à interpréter ce qu’il manifeste.
    • Le corps nous permet de percevoir le monde et de faire l’expérience concrète de la vie.
    • Reconnaître sa présence et ce qu’il rend encore possible peut coexister avec les difficultés, les limitations ou l’insatisfaction que nous pouvons éprouver envers lui.
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    20 mins
  • Les symptômes : obstacles ou chemins vers soi ?
    8 Sep 2026

    Et si plutôt que de combattre ce qui se manifeste en nous, on essayait d’explorer, de découvrir ce que ça cherche à nous montrer.

    Résumé

    Nous cherchons naturellement à nous débarrasser de ce qui nous fait souffrir. Pourtant, en maïeusthésie, le symptôme peut être abordé autrement : non comme une explication toute faite, mais comme un point de départ pour explorer ce qui se manifeste et se laisser guider par la personne elle-même.

    L’attention ne se porte alors pas seulement sur l’événement vécu, mais sur celui ou celle qui l’a vécu. Il ne s’agit ni de justifier la souffrance, ni de rendre acceptable ce qui s’est passé, ni de renoncer aux soins nécessaires. La reconnaissance porte sur l’être et sur son vécu.

    Cet épisode explore ainsi une posture moins guerrière envers ce qui se manifeste en nous : avant de chercher à corriger ou à supprimer, se demander parfois ce qui demande à être rencontré.

    Points clés
    • Notre réflexe naturel face à un symptôme est souvent de vouloir le faire disparaître afin de ne plus souffrir.
    • En maïeusthésie, certains symptômes peuvent aussi être envisagés comme des indications ou des invitations à explorer ce qui demande notre attention.
    • Le praticien ne cherche pas à déterminer à l’avance ce que signifie le symptôme, mais se laisse guider par la personne accompagnée.
    • L’attention porte moins sur l’événement lui-même que sur celui ou celle qui l’a vécu et sur la reconnaissance de son vécu.
    • Reconnaître une peur, une colère ou une souffrance ne signifie ni approuver ce qui s’est passé ni légitimer les comportements qui peuvent en découler.
    • Cette approche ne remplace ni un diagnostic médical ou psychologique ni les traitements nécessaires, mais propose une relation moins combattive avec certaines manifestations intérieures.
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    21 mins
  • Se désidentifier pour revenir à soi
    1 Sep 2026

    Je peux avoir peur sans être ma peur.

    Résumé

    Que devient notre rapport à nous-mêmes lorsque nous cessons de prendre chacune de nos peurs, croyances ou réactions pour une définition de ce que nous sommes ? Emmanuel revient ici sur la désidentification comme une pratique d’observation : reconnaître ce qui se manifeste en nous, sans chercher immédiatement à le corriger ou à le faire disparaître.

    L’épisode insiste aussi sur l’importance de l’instant présent, seul endroit où un mécanisme peut être réellement vu lorsqu’il apparaît. Une simple formulation comme « tiens, on dirait que je me sens attaqué » peut alors créer un espace entre une perception et l’histoire que nous en faisons.

    Peu à peu, cette attention peut desserrer l’emprise de certains automatismes. Le chemin spirituel devient alors moins une recherche d’un état idéal qu’une exploration de notre condition humaine, avec ses limites, ses contradictions, mais aussi sa joie et sa gratitude.

    Points clés
    • Se désidentifier, c’est commencer à voir nos croyances, réactions, biais et conditionnements sans les confondre entièrement avec ce que nous sommes.
    • Ce processus peut être difficile, parce qu’il implique du changement et rencontre en nous des mécanismes de résistance.
    • Chercher à éliminer nos peurs, nos blessures ou nos schémas peut transformer la désidentification en une nouvelle forme de lutte ou de fuite.
    • Le mouvement proposé consiste plutôt à revenir pleinement à notre corps, nos émotions, nos limites et notre condition humaine.
    • Observer dans l’instant ce qui se manifeste crée un espace entre une réaction et l’identification immédiate à cette réaction.
    • À force d’être conscientisés, certains automatismes peuvent perdre de leur emprise, laissant davantage de place à l’exploration, à l’accueil, à la joie et à la gratitude.
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    25 mins
  • Notre chemin consiste-t-il à devenir une version supérieure ?
    25 Aug 2026

    C’est en se rapprochant le plus possible de notre personnalité et de notre condition humaine que l’on va vers quelque chose que l’on pourrait appeler le soi, la présence, l’éveil, la lumière.

    Résumé

    Que signifie réellement cheminer intérieurement ? S’agit-il de devenir une version supérieure de soi, de dépasser certaines parts de notre humanité ou de nous débarrasser de ce qui nous dérange en nous ?

    À partir de la question d’une auditrice, Emmanuel explore une autre manière d’envisager le travail spirituel et thérapeutique. Plutôt qu’une progression vers une version « meilleure » de nous-mêmes, il évoque un mouvement vers quelque chose de plus complet, de plus conscient et peut-être de plus libre.

    Cette réflexion l’amène à interroger notre rapport à la peur, au doute, aux symptômes et à l’ego. Tous ne sont pas nécessairement des obstacles à éliminer. Certains peuvent devenir des points de départ, des ressources ou des invitations à nous rapprocher de nous-mêmes, à condition de ne pas tomber dans la recherche permanente d’une explication à tout.

    Points clés
    • Le chemin spirituel ne conduit pas nécessairement vers une version « supérieure » de soi, mais peut-être vers une version plus complète et plus consciente.
    • La peur, le doute ou un symptôme ne sont pas systématiquement des éléments qu’il faudrait faire disparaître.
    • Certains symptômes peuvent constituer le point de départ d’un chemin vers une rencontre intérieure.
    • Chercher systématiquement une signification à chaque événement ou manifestation corporelle peut conduire à une « tyrannie du pourquoi ».
    • L’ego ou la personnalité peuvent être considérés comme des ressources plutôt que comme des ennemis à combattre.
    • Se rapprocher de notre personnalité et de notre condition humaine peut paradoxalement permettre de moins nous identifier à elles et de cultiver davantage de présence.

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    11 mins
  • Prendre soin sans diriger : laisser la vie se déployer
    18 Aug 2026

    La vie, c’est du déploiement partout, c’est de l’éclosion en permanence.

    Résumé

    Après un premier épisode consacré aux injonctions spirituelles, Emmanuel prolonge la réflexion avec Nesrine, praticienne en maïeusthésie. Très vite, une question apparaît : suffit-il de remplacer une injonction par une invitation ? Pour Nesrine, même une invitation peut être reçue comme une nouvelle attente. L’enjeu serait alors moins de dire à l’autre où aller que de lui offrir un espace où il puisse être pleinement accueilli.

    La conversation se déplace ensuite vers le corps et l’intuition. « Écoute ton corps » peut parfois ouvrir un chemin précieux, mais cette formule peut aussi devenir une injonction supplémentaire. Le corps n’est ni un raccourci ni une réponse automatique : il demande la même délicatesse, la même curiosité et la même attention que toute autre dimension de soi. Au fil de l’échange se dessine une confiance commune dans ce qui se déploie déjà, sans avoir à le forcer.

    Points clés
    • Une invitation peut parfois être reçue comme une injonction si elle suggère implicitement un endroit où l’autre devrait parvenir.
    • Accompagner consiste moins à diriger qu’à offrir un espace d’écoute, de non-jugement, de sécurité et de rencontre.
    • Prendre soin, ne signifie pas faire à la place de l’autre, mais permettre à ce qui est déjà à l’œuvre de se déployer.
    • Le corps peut devenir un allié précieux, mais « écouter son corps » n’est ni évident ni adapté de la même manière pour chacun.
    • Le corps peut ramener à l’instant présent, tout en demandant beaucoup de délicatesse lorsqu’il est associé à une histoire douloureuse ou traumatique.
    • L’accompagnement peut s’appuyer sur une confiance dans un mouvement de vie qui se déploie déjà, plutôt que chercher à provoquer un résultat.
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    43 mins